Le français et la science
Sujet chaud s’il en est un chez les défenseurs de la langue française. Le professeur Robert Emery Prud’homme (Université de Montréal) présente un point de vue sur La science en anglais,dans une lettre ouverte le 26 janvier 2012.
En voici de courts extraits :
De façon plus globale, j’ai pu constater à plusieurs reprises que viagra 100mg le débat sur l’utilisation de l’anglais en sciences devient rapidement émotif. Une des raisons à cela est la confusion entre deux choses: la présence de l’anglais au Canada — sphère politique — et la domination de l’anglais en sciences — sphère scientifique.
…
De façon générale, il faut se demander où situer la ligne de démarcation sur la question de l’utilisation de l’anglais en sciences. Plusieurs de ma génération ont régulièrement protesté et, dans certains cas, continuent à le faire auprès des organismes professionnels canadiens dont la correspondance, le mensuel, le site Web et le personnel sont souvent unilingues anglophones. Les jeunes professeurs francophones sont-ils sensibles à ces questions?
Dans ce contexte, la question ultime est celle de notre capacité future à discuter de science en français: serons-nous encore capables de le faire dans 20 ans? Même si, à mon avis,
pour échanger nos résultats et nos méthodes, nous devons utiliser la langue internationale commune dans nos conférences et articles scientifiques, il faut conserver des tribunes où le français est dynamiquement utilisé. Sinon, dans quelques années, nos cours devront être donnés en anglais ou en charabia, c’est-à-dire dans un mélange de français et d’anglais. »








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