Samedi, 19 mai 2012

Orientations et objectifs

Préambule

Le Comité québécois Sciences et démocratie s’est formé dans la mouvance de la préparation d’un 1er Forum mondial sciences et démocratie (FMSD) et de la reconnaissance que les développements dans le monde scientifique nécessitaient d’être soumis au regard critique des scientifiques eux-mêmes mais aussi de la société civile.

Issue d’une analyse des discussions tenues dans le cadre des forums sociaux, l’initiative fondatrice FMSD qui s’est concrétisée lors du Forum de Belèm (2009) a permis l’adoption d’une Déclaration énonçant les préoccupations et visions communes des participantes et participants à l’événement.  Cette Déclaration constitue la base des orientations et objectifs du Comité québécois qui poursuit son travail depuis lors.

Orientations

Les membres du Comité adhèrent aux principes énoncés dans la Déclaration (lien).  Ils affirment que la connaissance est l’héritage commun de l’humanité et qu’elle doit favoriser l’émancipation plutôt que servir à la domination des personnes et des peuples.  Les connaissances scientifiques, techniques, technoscientifiques, qu’elles soient traditionnelles ou académiques, contribuent chacune à leur manière au développement global des sociétés. Pour cette raison le Comité affirme la nécessité qu’elles se développent dans le but de favoriser des sociétés exemptes de crises sociales, environnementales, démocratiques et économiques.

Les orientations données aux recherches scientifiques et technologiques font régulièrement l’objet de critiques qui sont le plus souvent reliée aux contextes idéologiques et économiques qui favorisent certaines visions de la science, des technosciences et de l’utilité des innovations,  La conception dominante du progrès et la dictature des marchés sévissent dans toutes les parties du monde et fournissent le cadre à partir duquel se prennent l’ensemble des décisions concernant les connaissances et leurs mécanismes d’appropriation.  Le Québec n’échappe pas à cette situation.

Ici comme ailleurs, les parties concernées par les connaissances et les innovations issues de la recherche sont nombreuses.  Les scientifiques, universitaires, chercheures, chercheurs ainsi que les entreprises privées, les autorités gouvernementales et la société civile ont tous des intérêts et des points de vue particuliers quant à leurs responsabilités au regard des connaissances, de leur développement et de leurs usages.  Pour cette raison, le Comité québécois reconnaît que le dialogue entre les représentants de ces différents réseaux est nécessaire afin de faire circuler l’information qui puisse conduire à bien saisir les enjeux entourant l’accès aux connaissances.

Ceci étant dit, le Comité québécois choisit d’œuvrer de manière particulière auprès des milieux scientifique et universitaire et des réseaux qui les regroupent et les représentent.  Étant au cœur du développement des connaissances, ceux-ci sont particulièrement en mesure d’éclairer les situations et les débats dans le contexte québécois à condition d’adopter eux-mêmes un regard critique sur leurs propres pratiques étant bien conscients de leurs responsabilités professionnelles et citoyennes.

Le Comité se donne alors comme mandat de circuler l’information entre les scientifiques et les universitaires et de susciter des échanges afin de faire émerger un réseau de « scientifiques responsables » qui puisse interagir sur la scène publique, avec les milieux politiques et la société civile.

Le Comité vise aussi à favoriser le dialogue entre les scientifiques et les mouvements et organisations de la société  civile non seulement afin de les informer mais aussi pour susciter leur engagement  volontaire au sein des débats visant à orienter les politiques dans tous les domaines pour lesquels les recherches scientifiques et les innovations jouent un rôle important.

Travaillant en concertation avec le Comité international Sciences et démocratie, le Comité québécois souhaite inviter la communauté scientifique à jouer avec les représentants de la société civile un rôle actif dans les débats publics concernant l’avenir des innovations scientifiques et technoscientifiques et leurs impacts sur la société.

Parmi les préoccupations qui s’imposent, notons :

  • les politiques publiques : orientations, financement, contrôle des risques,
  • le rôle spécifique et les responsabilités des chercheures, chercheurs : autonomie et responsabilités, ouverture à la diversité sociale et culturelle
  • le libre accès : accès ouvert et auto-archivage, propriété intellectuelle
  • Les liens entre les institutions scientifiques, les entreprises privées
  • Les liens entre les institutions scientifiques et les organisations de la société civile et les communautés locales

Objectifs

Les membres du Comité québécois se donnent les objectifs suivants :

Objectifs à court terme :

  • Maintenir un blog afin de contribuer à la circulation de l’information et aux débats sur des enjeux clés
  • Organiser des rencontres et activités, en partenariat avec des organisations partageant les mêmes préoccupations
  • Élargir la participation au Comité  québécois
  • Maintenir des liens avec le Comité international (International Initiative Committee- IIC)
  • Assurer la participation d’une délégation québécoise au 2ième Forum mondial sciences et démocratie qui se tiendra en janvier 2011 à Dakar
  • Collaborer à la mise sur pied d’une structure formelle au niveau international lors du  2ième Forum mondial sciences et démocratie


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