Au Québec, les règlements de la CSST exigent que tout matériau contenant de l’amiante ne soit déposé que dans des sites de déchets spécialisés.
Aux États-Unis, le défaut d’obéir à ces règlements est une faute criminelle passible de prison, comme l’illustre la nouvelle qui suit. Voir plus bas le Communiqué de presse, émis par le ministère de la Justice.
Dans les pays en voie de développement, ces règlements n’existent pas de sorte qu’on peut trouver un peu partout, des débris d’amiante-ciment. Le gouvernement du Québec se lave les mains de toute responsabilité de ce désastre.
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Communiqué de presse du Ministère de la Justice, Bureau du procureur des États-Unis, district du Colorado
Pour publication immédiate : 9 février 2011
James Robert Soyars condamné pour manipulation incorrecte de l’amiante
DENVER. James Robert Soyars, Jr., âgé de 46 ans et résidant à Denver, a été condamné hier par le juge en chef du district Wiley Y. Daniel à une sentence de 6 mois de détention dans une prison fédérale, suivis de 6 mois de détention à domicile sous surveillance électronique pour avoir commis une infraction contre la loi de protection de la pureté de l’air, ainsi que l’ont annoncé le procureur John Walsh et l’agent spécial du bureau d’inspection de l’Agence de protection de l’environnement (EPA), Lori Hanson. Il a aussi été condamné à payer $435,477 en réparation à la Société Public Storage. Soyars qui est comparu au procès alors qu’en liberté sous cautionnement a reçu du tribunal l’ordre de se présenter à une geôle du service des prisons, d’ici 15 jours.
Soyars a été mis en accusation par un grand jury fédéral de Denver, le 10 février, 2010. Comparaissant devant le juge en chef Daniel le 27 octobre 2010, il a plaidé coupable à deux chefs d’accusation d’avoir négligé de déposer aussi rapidement que possible des rebuts contenant de l’amiante dans des site
s réglementés ou approuvés pour la conversion. Les deux accusations sont des crimes. Il a reçu sa sentence aujourd’hui, le 8 février 2011.
Selon les documents déposés au tribunal, James Soyars, un superviseur certifié en désamiantage, était le propriétaire et le dirigeant de la société Talon Environmental Inc. Entre le 9 septembre 2005 et le 28 août 2006, Soyars aurait commis deux crimes en contrevenant en toute connaissance de cause aux normes établies du travail en négligeant d’obéir au règlement exigeant de déposer le plus rapidement possible des rebuts contenant de l’amiante dans un site réglementaire ou dans un site de conversion. Soyars a entreposé et ordonné à des employés de Talon Environmental Inc., d’entreposer des rebuts contenant de l’amiante dans un des sites de Public Storage localisé au 5500 West Hampden, à Denver Colorado. Public Storage n’est pas un site réglementaire de gestion des rebuts ni un site de conversion autorisé à recevoir des rebuts contaminés à l’amiante. Soyars n’a pas identifié correctement les sacs destinés à recevoir les débris contaminés à l’amiante. Il a aussi négligé de marquer correctement les véhicules utilisés pour transporter les débris contaminés à l’amiante au site de Public Storage. Talon Environment est une société de désamiantage qui avait obtenu le contrat d’éliminer les débris contenant de l’amiante, constituant le corps du présent délit et provenant de bâtiments en voie de rénovation à Greely, Colorado Springs et Aurora.
« La manipulation incorrecte de l’amiante est un crime parce que même une exposition minime est dangereuse » a déclaré le procureur John Walsh. « Quand l’amiante est en suspension dans l’air, et qu’il se fixe dans le poumon de quelqu’un, il peut en résulter un cancer. Grâce à l’excellent travail du bureau d’inspection de l’EPA, un homme manipulant illégalement ce matériau dangereux a été puni pour son crime. »
« L’amiante peut provoquer le cancer de d’autres maladies respiratoires graves et il faut le manipuler avec précautions et en conformité avec la loi » a déclaré l’agent spécial Lori Hanson, responsable du bureau d’inspection de Denver. « Quiconque prend les coins ronds pour éviter les coûts encourus pour la manipulation et l’élimination correcte de l’amiante sera poursuivi en justice. »
Ce problème a été l’objet d’une enquête par l’Agence de protection de l’environnement (EPA).
Soyas a été poursuivi par l’assistant du procureur, Linda Kaufman et l’assistant procureur spécial de l’EPA, Linda Kato.
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