Samedi, 19 mai 2012

Categorie » Gaz de schiste

Gaz de schiste : le gouvernement ferait encore confiance à l’industrie !

La mise en place de l’évaluation environnementale stratégique (EES) demandé par le Bureau des audiences publiques (BAPE) progresse-t-elle de manière satisfaisante ?  C’est ce que les citoyennes et citoyens sont en droit de se demander devant la décision du gouvernement de confier « aux industriels des gaz de schiste la responsabilité de consulter le public sur leurs projets de forage et de fracturation et de lui faire rapport de ses préoccupations avant de donner le feu vert à leurs projets. »  Cette décision semble prise avant même que soit élaboré le mandat de l’équipe responsable de l’EES.

« À titre de réaction préliminaire du Collectif scientifique sur le gaz de schiste, la porte-parole, Lucie Sauvé, expliquait que ce projet de règlement apparaissait comme une «parodie de consultation publique» qui évite la participation des citoyens dans des débats publics ouverts: «En plus de placer le promoteur en conflit d’intérêts flagrant en tant que responsable de la consultation sur son propre projet, on voit que Québec veut clairement poursuivre toutes les activités de forage et de fracturation que veut l’industrie sous le couvert d’une étude scientifique où les véritables scientifiques se voient privés du choix d’examiner la justification de cette filière et des conditions de réalisation de l’EES.»

Source :

Gaz de schiste – C’est l’industrie qui consultera le public, Louis-Gilles Francoeur, 6 mai 2011.

Visiter le site du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste.


Deux dossiers, une même stratégie ?

Pétrole et gaz de schiste, dans les deux cas, la stratégie du gouvernement Charest pour l’évaluation des conséquences environnementales serait-elle de donner aux loups les clés de la bergerie ?

De l’octroi du contrat d’évaluation environnementale des conséquences de l’exploitation pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent à une entreprise engagée dans l’exploitation pétrolière en Alberta jusqu’à la rédaction d’un mandat restreint pour l’étude stratégique sur l’exploitation des gaz de schiste au Québec, le gouvernement Charest tient bon et donne toutes les apparences de soutenir d’abord l’industrie.  Peu de choses nous permettent d’en douter.

Pour en savoir plus, à lire absolument deux articles publiés dans Le Devoir :

Pétrole et gaz dans le golfe du Saint-Laurent – L’évaluateur environnemental a des intérêts dans l’industrie pétrolière – La firme Genivar, mandatée par Québec, a acquis une entreprise albertaine, par Alexandre Shields 19 avril 2011.

et en accès restreint

Gaz de schiste – Une évaluation scientifique tronquée – Québec escamote l’examen de la pertinence de développer la filière, malgré l’avis du BAPE, par Louis-Gilles Francoeur 19 avril 2011


Gaz de schiste : le gouvernement Charest sous surveillance

Dans un communiqué du 5 avril 2011, intitulé Après les rapports du BAPE et du Commissaire au Développement Durable, une rigoureuse enquête sur les premiers forages s’impose, le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec rappelle qu’il « s’est constitué pour exprimer principalement les demandes suivantes relatives aux problématiques liées au dossier du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent: 1) un moratoire sur toute activité d’exploration et d’exploitation; 2) l’étude intégrale de toutes les facettes de cette filière de « développement »; 3) la mise en place d’un processus démocratique menant à l’élaboration d’une politique énergétique québécoise axée sur l’efficacité et les énergies renouvelables, à la hauteur des aspirations, de la capacité inventive et des compétences existantes au sein de notre société. Voilà les motifs de la présence vigilante dans ce dossier de notre Collectif scientifique. »

Par ailleurs, étant donné les fuites déjà en vigueur dans les puits, le Collectif appelle le gouvernement à « insister pour que la compagnie propriétaire du puits colmate de façon complète toutes les fuites et livre l’information et les garanties d’un programme de suivi permettant d’assurer que des mesures soient prises tant et aussi longtemps que du méthane se dégagera du substrat fracturé en profondeur. »

Préoccupés par le mandat qui sera donné pour la conduite de l’Étude environnementale stratégique (ÉES), le Collectif insiste sur le fait que « cette ÉES serait incomplète et même biaisée si elle n’incluait pas un examen en profondeur des différentes options énergétiques qui s’offrent en contexte québécois afin de pouvoir faire des choix éclairés dans le cadre d’une stratégie globale et intégrée. »

 

Lire aussi :

Gaz de schiste – Priorité aux 29 puits actuels, disent 147 scientifiques, par Alexandre Shields, Le Devoir, 5 avril 2011.

 


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Gaz de schiste – le gouvernement doit se resaisir !

Seule à avoir des lunettes « bien rose opaque » selon les dires de l’éditorialiste Josée Boileau, la ministre Nathalie Normandeau ne reconnaît pas le caractère accablant du Rapport du Commissaire au développement durable.

Pour y voir clair :

Gaz de schiste – Les lunettes de la ministre, éditorial de Josée Boileau, 31 mars 2011.

Gaz de schiste: précipitation et laxisme – Le commissaire au développement durable blâme sévèrement le gouvernement Charest, par Louis-Gilles Francoeur, 31 mars 2011.

Une mine d’information sur les gaz de schiste : tous les textes portant sur le gaz de schiste disponibles dans Le Devoir.


Gaz de schiste et développement durable – Rapport accablant pour le gouvernement Charest

« C’est à l’aveuglette que le Québec s’est lancé dans le développement des gaz de schiste. Le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars fait un bilan très critique du cheminement de ce dossier controversé depuis un an, dans un rapport qui vient d’être déposé à l’Assemblée nationale. »

Voilà comment débute l’article Gaz de schiste: un rapport accablant du commissaire au développement durable de Denis Lessard (La Presse) publié dans Cyberpresse du 30 mars 2011

* * *

« … , le commissaire déplore une quasi absence de contrôle gouvernemental aux étapes critiques des travaux de forage effectués par l’industrie sur le terrain. Très peu d’inspections de ces travaux ont été faites et le ministère ne fait même pas appliquer sa propre réglementation, note-t-il. »

Ainsi s’exprime l’auteur de l’article du journal Le Devoir, Gaz de schiste: rapport accablant du commissaire au développement durable, La Presse canadienne, 30 mars 2011.

* * *

« Le gouvernement aurait contourné ses propres lois pour permettre le développement rapide de l’industrie du gaz de schiste.

Nous avons adopté, au Québec, des lois très modernes - la Loi sur l’administration publique, la Loi sur le développement durable – et je fais des constats sur des principes de développement durable qui ont été peu pris en considération dans différents projets au Québec, [...] notamment au niveau de l’application de la Loi sur la qualité de l’environnement au gaz de schiste et au développement régional.

— Jean Cinq-Mars »

Lire l’article : Québec de nouveau critiqué pour sa gestion du gaz de schiste, Radio Canada, mercredi 30 mars 201.

Lire aussi :

Gaz de schiste : un rapport dévastateur, par Taïeb Moalla
Agemce QMI, 30 mars 2011


Gaz de schiste – Un puissant lobby pour l’exploitation

Le débat à poursuivre sur l’avenir des gaz de schiste au Québec peut-il se faire à armes égales ?

Alexandre Shields dans son article 55 lobbyistes pour vanter le gaz de schiste, publié dans Le Devoir du 30 mars 2011 laisse peu de doute sur l’attrait du territoire québécois pour l’industrie du gaz de schiste.

Celui-ci révèle qu’au moment où presque personne ne soupçonnait l’ampleur de ce dossier, l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ) était déjà très active et maintenait « plus d’une trentaine de lobbyistes sur sa liste depuis juin 2009 ».

On constate sans surprise les noms du président de l’APGQ, Lucien Bouchard et d’André Caillé de même que de plusieurs personnes issues des différentes entreprises actives dans l’exploration gazière et d’anciens collaborateurs étroits du Parti libéral du Québec.   Ces derniers possèdent, il va sans dire des atouts importants afin d’exercer leur influence au plus près des lieux où se prennent les décisions.


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Gaz de schiste et enjeux économiques

L’exploitation des gaz de schiste : Quelques enjeux économiques, par  Harvey L. Mead

« Dans une rare contribution d’un journaliste du secteur économique aux débats sur la proposition d’exploiter les gaz de schiste, la chronique de Gérard Bérubé dans Le Devoir du 14 octobre 20102 montre quelques éléments de la problématique. Nous ne reviendrons pas sur l’absence d’informations permettant de croire que le gouvernement fonce sans préparation dans cette nouvelle filière énergétique, ni sur les allégations qui suggèrent qu’il pourrait y avoir des explications de politique partisane pour la démarche. L’analyse de ces types de processus décisionnels n’offre rien de neuf. »

Mead termine ainsi son texte en ce qui concerne la perspective du gouvernement :

« Et le gouvernement dans tout cela

Dans sa promotion de la filière des gaz de schiste, le gouvernement ne donne aucune indication qu’il a examiné ses implications pour son Plan d’action sur les changements climatiques 2006- 2012, en dépit de références constantes et insistantes sur l’importance du rôle exemplaire de l’État dans ce dossier.  Il y agit suivant la conception « obsolète » – pour prendre le terme de Homer-Dixon – ancrée dans une situation énergétique du siècle dernier. Pour le répéter : les impacts environnementaux, sur les cours d’eau et dans les nappes phréatiques, sur les milieux en surface, voire les impacts sociaux sur les populations, doivent aujourd’hui être évalués dans le contexte de perturbations mondiales des composantes écosystémiques de la planète. Devant l’illusion d’une croissance (non) économique offerte par la possibilité du développement de cette nouvelle filière, le gouvernement trouve le moyen de mettre de coté un plan d’action ancré dans une conception au moins minimale des défis du 21e siècle. Il fallait s’y attendre. »


Étude de l´IRIS : Gaz de schiste : une filière écologique et profitable pour le Québec ?

« En 2010, le gouvernement québécois et l’indus- trie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergé- tique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’in- frastructures publiques allouées à l’industrie. »

Lire l’article sur le site de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)

Cet article est aussi disponible sur le site Économie autrement


Invitation à joindre le Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec

Un Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec s’est récemment mis en place. Un communiqué de presse à ce sujet est acheminé aux médias le mardi 1er mars.

Si la question du développement de la filière du gaz de schiste au Québec vous préoccupe, nous vous invitons à vous joindre aux premiers signataires de ce texte. Le critère d’inscription est le suivant : être un-une scientifique spécialisé-e dans un champ disciplinaire ou interdisciplinaire, dont la trajectoire professionnelle est rattachée à une institution d’enseignement supérieur ou de recherche (incluant les professeurs de cégep et les collègues retraités). En ce qui concerne les étudiants, une autre initiative de manifeste est en cours, qui permettra d’affirmer leur voix spécifique.

Un site WEB est en préparation : www.manifestegazdeschiste.org

Vous pouvez nous acheminer dès maintenant votre intention de signer le communiqué-manifeste à l’adresse suivante: info@manifestegazdeschiste.org

Les informations demandées pour l’instant sont les suivantes:

Prénom Nom, Titre, rattachement institutionnel ou contexte professionnel

Vous deviendrez alors membre du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec. Nous nous engageons à acheminer un minimum de courriels aux membres de cette liste et à ne pas diffuser celle-ci. Le site WEB servira de lien entre les membres.

Les signatures peuvent être acheminées de façon continue après le 1er mars également.

Faites connaître cette initiative auprès de vos collègues.

Cordialement.

Le Comité Sciences et démocratie Québec


Invitation à s’informer sur les gaz de schiste

Rencontre organisée par ATTAC-Québec le 25 janvier 2011 à 17 heures

au Bar populaire, 6584 boul. Saint-Laurent (près St-Zotique)