
Le coût de la paubreté, CNBES
Dans un rapport sur le coût de la pauvreté, le Conseil national du bien-être social (CNBES) invite à revoir les approches actuelles de lutte à la pauvreté. Il propose d’investir dans la préventions et de corriger les causes profondes de la pauvreté. Le CNBES s’appuie à la fois sur les recherches et l’expérience.
« L’organisme gouvernemental estime que les conséquences de la pauvreté coûtent annuellement 25 milliards de dollars, alors qu’il n’en faudrait que la moitié pour que tous les Canadiens puissent vivre au-dessus du seuil de la pauvreté. «Il faut arrêter de considérer l’élimination de la pauvreté comme une dépense, mais plutôt comme un investissement», déclare Glen Sepherd, membre du CNB. »
Il est d’autant plus urgent d’agir que le Canada connaît présentement une augmentation des écarts entre les riches et les pauvres qui a des effets néfastes sur l’ensemble de la société, ce que le Conference Board reconnaissait récemment. Dans un article publié dans Le Devoir des 17 et 18 septembre, Dangereuses inégalités, Éric Desrosiers présentait les conclusions du rapport du Conference Board qui souligne que « Cette tendance, attribuable aussi bien à l’évolution du marché qu’aux politiques des gouvernements, s’avère préoccupante non seulement pour des raisons d’équité, mais également de qualité de vie et de développement économique. »
« Le Conseil national du bien-être social est un organisme qui prodigue des conseils au gouvernement fédéral sur les questions relatives à la pauvreté et sur les questions touchant les Canadiens et Canadiennes à faible revenu. Ses membres représentent toutes les régions du pays. Toutes les publications sont offertes gratuitement, et vos commentaires sont bienvenus. »
Le rapport du CNBES, disponible par Internet et version papier sur demande propose un réel renouvellement de l’approche. Les recommandations sont les suivantes :
- Premièrement, il faut adopter une STRATÉGIE PANCANADIENNE D’ÉRADICATiON DE LA PAUVRETÉ. Il s’agit d’un modèle de gouvernance qui énonce une vision à long terme et qui prévoit la coordination nécessaire à son bon fonctionnement. Elle détermine les personnes responsables de sa mise en œuvre, les ressources nécessaires à sa réalisation et les mesures qui témoignent de nos progrès.
- Un PLAN D’INVESTISSEMENT DURABLE intégré à la stratégie est la clé si l’on veut renforcer les capacités humaines, éliminer les obstacles et créer des possibilités. Ce plan tient compte également de l’interdépendance des politiques et de l’évolution de la réalité des Canadiens et Canadiennes au cours de leur vie.
- Avec un CADRE DE CONCEPTION UNIFORME, nous nous assurerons d’obtenir des retombées optimales de la gamme de politiques et programmes. Le cadre de conception devrait être fondé sur l’équité et la reconnaissance raisonnable du travail, le soutien à l’autonomie et à l’initiative, la souplesse, la simplicité et d’autres facteurs qui favorisent le développement et le bien-être des personnes.
- Il faudrait également créer une TRIBUNE OUVERTE AUX fINS DE DISCUSSiON ET DE PRISE DE MESURES qui serait vouée à l’apprentissage continu, à l’adaptation et à l’amélioration; il s’agirait d’un lieu où les nombreux partenaires pourraient échanger des idées, des questions, des recherches, des éléments probants, des rapports d’étape et des expériences vécues. (tiré du Résumé)
Lire aussi Rapport du Conseil national du bien-être social – La pauvreté coûte cher, de Bouchra Ouatik, Le Devoir, 29 septembre 2011.
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