Samedi, 19 mai 2012

Categorie » Politiques et services publics

Élections fédérales et amiante (prise 3)

L’aspirant premier ministre Stephen Harper sera en visite à Asbestos mardi le 26 avril


ASBESTOS, Qué. – Événement de campagne. Résidence du Manoir Jeffrey, 391, chemin du Golf, 10 h 30.
Voir l’horaire des chefs
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Mardi le 26 avril, le PM Harper se rend à Asbestos pour la 2ième fois pendant la campagne électorale dans un effort de gagner la circonscription en se vantant d’être le leader politique le plus dédié à protéger l’industrie de l’amiante. Invitation à lire la lettre ouverte à M. Harper dans laquelle des syndicats et des organisations environmentales du Québec et du reste du Canada attaquent la politique de Harper visant à promouvoir l’amiante, une politique qui nie les évidences scientifiques et contribue à détruire des vies humaines.

Kathleen Ruff
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Communiqué : Des groupes font d’un minerai toxique un enjeu électoral Les organismes de santé et les syndicats poussent Harper au sujet du banissement de l’amiante M. Harper, Ne faîtes pas des jeux politiques avec l’amiante, disent des groupes environmentaux et des syndicats. Harper cherche des votes à Asbestos aujourd’hui.

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La mine Jeffrey, à Asbestos, est le plus important employeur de la ville. Elle compte 225 travailleurs saisonniers. Le projet de relance annoncé permettrait de créer 450 emplois permanents. 

Lire : Richmond-Arthabaska: l’amiante, un enjeu surévalué? Par Martin Croteau, La Presse le 26 avril 2011.

 

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L’utilisation de toute forme d’amiante est interdite par l’Union européenne. Kathleen Ruff

Canada labeled ‘immoral pusher’ as Harper visits Asbestos, Québec, par Steven Chase, ASBESTOS, QUE.— Globe and Mail, 26 avril 2011.

Canadian asbestos exports, 2008


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Science, droits humains et Harper

Très bon article au sujet des multiples attaques contre les droits humains, contre les libertés fondamentales et contre la science faites par le gouvernement Harper.  On y traite aussi de l’appui à l’exploitation et à l’exportation de l’amiante par le Canada.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

 

Extraits de : More voices you won’t hear in the election campaign, par Gerald Caplan, Globe and Mail, 22 avril 2011

« Sometimes the victims of our governments have no names, at least none we ever hear. Extraordinarily enough, Mr. Harper and Jean Charest are determined to revive one of Canada’s last remaining asbestos mines for export to poor countries. Even though every health expert in Canada and around the world agrees that asbestos kills, Mr. Harper offered his support for the industry during a campaign stop in the Quebec riding where the mine is located. After all, this could mean another seat, and nothing, but nothing, matters more to our Prime Minister. Or indeed to the Liberal candidate for the area, Rene Roy, who publicly supports the Quebec asbestos industry. The indomitable Kathleen Ruff continues to lead the crusade against asbestos mining and exports, and has won over everyone in the country—except the two governments that matter and the next MP for area. Great subject for a tourist ad: “Harper’s Canada—We only kill workers in other countries.”

The bizarre Harperite attack on knowledge and evidence-based public policy, represented at its nuttiest by its attack on the long-form census (where there’s a fiasco there’s Tony Clement), has barely received a nod in the campaign. I bet most Canadians have never heard of Gordon McBean, who was Chair of the Canadian Foundation for Climate and Atmospheric Sciences. He’s worth knowing. In the past decade or so, this group has distributed $120-million in research funds concentrating on crucial issues related to climate change. But this entire subject vies with women’s equity on Mr. Harper’s never-do list, so he simply disappeared the Foundation by letting it run out of money.

Mr. McBean is furious and hasn’t hesitated to say so. “Budget 2010 was basically the nightmare scenario for scientists across the country—our community is gutted….Without sound scientific information, how will the government evaluate the effectiveness of green technologies, or build northern infrastructure, or develop our energy industry, or assure water supply and clean air?” Good questions, no answers. As Sergeant Joe Harper says, “Anything but the facts, ma’am.” »


Grâce à l’Erreur boréale

À l’occasion de la publication d’un Cahier spécial du journal Le Devoir pour souligner le Jour de la Terre 2011, l’article Grâce à l’Erreur boréale, la forêt québécoise a encore un avenir paraît  sous la plume de Réginald Harvey.  Il reprend les propos du professeur Luc Bouthillier du Département des sciences du bois et de la forêt de l’Université Laval qui se livre à une analyse de l’impact de l’Erreur boréale pour les forêts québécoises.

La diffusion de l’Erreur boréale, documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie en 1999 avait grandement ébranlé l’industrie forestière et le gouvernement québécois en révélant les conditions dans lesquelles se faisait l’exploitation systématique de la ressource forestière au Québec.  Refusant d’abord les évidences, le gouvernement n’avait eu d’autre choix que de se ressaisir et de mettre sur pied une Commission d’étude sur la gestion de la forêt publique québécoise en 2003.  Il se rendait ainsi à la demande de la population québécoise dont l’ampleur des réactions laissait peu de doute sur la volonté d’y voir clair.  L’Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT), fondée dans la foulée de cette dénonciation célébrait son 10e anniversaire à l’automne 2010.   L’association est vouée à la sauvegarde de la forêt boréale, entre autres par la promotion d’aires protégées et la défense de l’intégrité du territoire québécois.

Dans son rapport publié en décembre 2004, la Commission Coulombe, du nom de son président, a confirmé l’urgence de revoir le mode d’allocation des ressources forestières et permis de remettre le Québec sur la voie d’une meilleur gestion de sa ressource, en mettant en perspectives le fait que la richesse de la forêt dépasse de loin l’abattage des arbres.   Le long chemin parcouru depuis la sortie du film semble porter ses fruits alors qu’un nouveau régime se met en place sous la direction du forestier en chef.  L’auteur termine son article en citant les propos du professeur Bouthillier :

«C’est l’engagement à faire de l’aménagement écosystémique. Il existe par conséquent une dimension très sociopolitique dans le plan et une autre qui est davantage d’ordre technique, quoique les deux se rejoignent finalement. Sur le plan technique, on doit reconnaître que c’est une méchante commande: un tel aménagement, cela veut dire planifier les interventions en forêt de manière à s’inscrire dans une dynamique naturelle, qu’on connaît seulement de façon partielle. On assiste à un bouleversement de la culture du forestier qui est sans précédent


Déclaration québécoise pour l’innovation sociale

Le Québec doit s’investir davantage dans l’innovation sociale

« L’innovation sociale permet de mettre en œuvre des solutions plus efficaces, plus justes et plus durables pour faire face à des phénomènes comme le décrochage scolaire, la dévitalisation des communautés rurales ou l’isolement des immigrants… »

La Communauté d’intérêt sur l’innovation sociale vient de rendre publique une déclaration intitulée « Pour un système d’innovation sociale au Québec » qui enjoint le gouvernement québécois de donner au système d’innovation sociale les moyens de se mettre véritablement au service du développement du Québec. Cette communauté est composée d’une vingtaine de représentants d’organisations reconnues comme leaders de l’innovation sociale au Québec, réunies depuis avril 2010 par le Réseau québécois en innovation sociale (RQIS).

Divulguée à l’occasion du troisième Colloque international du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), la « Déclaration québécoise pour l’innovation sociale » découle du mandat confié le printemps dernier au RQIS par le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), de même que par l’Université du Québec, afin de mettre en place une communauté d’intérêt intersectorielle sur l’innovation sociale.

La Déclaration a été rédigée par un groupe de praticiens et de théoriciens provenant de milieux institutionnels et de la société civile, des milieux de la recherche, de la liaison ou de l’intervention, actifs dans le secteur économique, le secteur social, en éducation ou en culture. Au cours de la dernière année, ils ont élaboré une réflexion commune sur la valorisation et la consolidation du système québécois d’innovation sociale à partir de leurs propres expériences.

- Pour lire et signer la Déclaration québécoise pour l’innovation sociale
Et
- Pour mieux connaître les membres de la Communauté d’intérêt sur l’innovation sociale ainsi que leurs travaux

Visitez : http://www.uquebec.ca/dqis

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texte issu du Réseau Québécois en innovation sociale


Science et élections fédérales 2011

Je vote pour la science donne la parole aux partis politiques

Montréal, le 6 avril 2011. À quand remonte la dernière fois que vous avez entendu un politicien parler de science ? À l’occasion de la campagne électorale fédérale, l’initiative Je vote pour la science, composée de cinq organismes québécois de culture scientifique, a envoyé aujourd’hui un questionnaire aux partis politiques fédéraux afin qu’ils se compromettent sur des enjeux d’intérêt public à caractère scientifique. Les questions ont été composées à partir des 250 propositions émises par les communautés et réseaux des cinq organisations participantes, et traitent de trois enjeux de juridiction fédérale : les choix énergétiques canadiens, la toxicité des produits sur le marché et l’avenir du secteur forestier.
Consultez la liste des questions

Pierre Noreau, président de l’Acfas et porte-parole de Je vote pour la science, explique le principe de l’initiative : « Les politiques publiques gagneraient à s’appuyer davantage sur les données scientifiques. Des relations plus continues et plus ouvertes entre les chercheurs et les décideurs et une plus grande présence des scientifiques dans l’espace public permettraient un débat politique plus éclairé ».

Un débat électoral sera organisé le mardi 26 avril à 18h dans la grande salle du Cœur des sciences de l’UQAM. La rencontre, animée par Yanick Villedieu, sera retransmise à l’émission Les années lumière le dimanche 1er mai à la radio de Radio-Canada.

Les réponses des partis politiques seront rendues publiques au cours de la campagne électorale. Des scientifiques commenteront les réponses données. Ils seront disponibles pour les médias, ainsi que Pierre Noreau, porte-parole de l’initiative.

À propos de Je vote pour la science

Cinq organismes sont réunis autour de la bannière Je vote pour la science, une initiative non partisane : l’Agence Science-Presse, l’Association des communicateurs scientifiques du Québec, l’Association francophone pour le savoir – Acfas, le Cœur des sciences de l’UQAM, Science pour tous.


Ressources naturelles et néocolonialisme

Dans la série Les Grands débats, Le Devoir du 2-3 avril présente une réflexion incluant un bref historique de la gestion des ressources naturelles au Québec.  La nationalisation de l’hydro-électrique qui a fait la fierté des Québécoises et Québécois paraît être bien solitaire lorsqu’on considère l’ensemble des décisions politiques prises depuis le 19ième siècle au chapitre de nos ressources.  Qu’il s’agisse de la forêt, des mines ou de la faune, il semble bien que les vrais propriétaires des ressources que sont les Québécoises et Québécois subissent encore un néocolonialime auquel ils peinent à se soustraire.  À quand un vraie révolution tranquille à ce chapitre ?

À lire absolument : l’article de Louis-Gilles Francoeur intitulé Un néocolonialisme à la québécoise ?  La gestion de nos richesses naturelles attend encore sa révolution tranquille dans certains secteurs.


Budget du Québec 2011 – Bâtir des alternatives

Les présentations et délibérations qui se sont tenues en séances plénières lors du Forum sur les finances publiques Autres voix …  Autres choix … le 24 février 2011 sont maintenant disponibles en ligne.


De la bonne recherche !

Dans un article d’Étienne Plamondon-Émond publié dans Le Devoir des 26-27 février 2011, on souligne que « la nouvelle Stratégie québécoise de la recherche fait craindre pour l’avenir des sciences sociales ».

Ce sont les propos du vice-recteur  à la recherche et à la création de l’UQAM, Yves Mauffette qui s’ajoutent à d’autres dénonciations de la politique québécoise qui favorise dans équivoque un certain type de recherche appliquée.

«Si j’étais une école de génie, j’aurais probablement un plus grand sourire, parce que les commandes seraient plus évidentes», admet Yves Mauffette, ….. »

« La fusion des trois grands fonds de recherche provinciaux, comme le propose la SQRI, n’avait rien pour rassurer. «Je n’ai pas besoin d’avoir le volet de la fusion des fonds pour m’inquiéter. J’ai juste à considérer cette orientation donnée qui n’est pas équilibrée», clame le vice-recteur. »

Par ailleurs, mentionnant l’importance de préserver la diversité de la recherche même appliquée, « Il signale que certaines innovations sociales peuvent aussi engendrer des retombés économiques. Il prend pour exemple le projet concernant un régime de retraite dans le milieu communautaire, une initiative du Centre de formation Relais-femmes appuyée par le Service aux collectivités de l’UQAM. «À enrayer la pauvreté de gens d’un certain âge qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts dans une situation de crise, je fais du développement durable pour ma société.»

La recherche fondamentale est aussi en péril.  Serait-ce le ministère québécois du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) comprend mal la recherche et ses vrais enjeux ?

 

Sans aller aussi loin, l’article rapporte l’appel du vice-recteur Mauffette  « à une diversité des recherches, plutôt que de les restreindre à une logique entrepreneuriale sur laquelle semble vouloir s’aligner la SQRI. «Si j’ai une société ou un gouvernement qui réduit, qui oriente, qu’est-ce que je fais avec tous ces volets et structures des universités qui jouent aussi leur rôle dans la formation et dans le développement de connaissances?», conclut-il sous forme de questionnement. »

 


Amiante chrysotile – prise de position de l’AQHSST

Dans une prise de position, l’Association québécoise pour l’hygiène, la santé et la sécurité du travail (AQHSST), s’oppose à la politique mise de l’avant par le gouvernement du Québec au sujet de l’amiante.

Considérant que l’AQHSST regroupe des professionnels en hygiène, santé et sécurité du travail qui doivent répondre à un code d’éthique dont la première obligation est de placer la santé et la sécurité des travailleurs au dessus de toute autre considération dans la réalisation de leurs tâches,  l’AQHSST considère :

QUE le Gouvernement du Québec

  • doit renoncer à sa politique d’utilisation accrue de l’amiante chrysotile au Québec;
  • doit encourager le remplacement de toutes les formes d’amiante par des produits moins dangereux;

QUE la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST)

  • doit réviser à la baisse la norme d’exposition professionnelle à l’amiante chrysotile;

 

Lire la Prise de position sur l’utilisation accrue de l’amiante chrysotile au Québec


Finances publiques et approches hétérodoxes

Par Cécile Sabourin du Collectif Économie autrement

Plusieurs économistes hétérodoxes, qu’ils soient universitaires, retraités, chercheurs dans des instituts ou professionnels de recherche dans les syndicats et organisations à but non lucratif jouent un rôle essentiel  et ont des responsabilités au regard des débats sur la scène publique.

Au nombre de leurs contributions récentes sur un sujet crucial pour le Québec, il y a l’organisation d’une série d’assemblées publiques à Québec,  à Trois-Rivières et à Montréal afin de mettre en discussion des propositions pour renouveler l’approche québécoise en matière de finances publiques.  Quelque 225 personnes participaient le 24 février 2011 au Forum Autres voix …  autres choix … où l’on a discuté six propositions, point de départ à l’élaboration de nouvelles approches en matière de finances publiques.  Ce Forum aura des suites, notamment sous forme de rapport.  En attendant, voici une courte synthèse découlant de ma participation au Forum.

Le texte reproduit plus bas est déjà en ligne sur le site respoinfo.

Au lendemain du Forum sur les finances publiques

Plus de 200 personnes réunies afin de discuter d’alternatives en matière de finances publiques au Québec sont reparties avec un certain espoir pour l’avenir.

Si à court terme, il paraît difficile de renverser le rouleau compresseur du modèle économique dominant, cela n’a pas empêché les participantes et participants de mettre en commun leurs connaissances et leurs expériences afin de réagir aux propositions présentées par les cinq réseaux organisateurs du Forum Autres voix … Autres choix … à savoir Économie autrement, l’Institut de recherche et d’information socio-économique (IRIS), l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC), les Éditions Vie économique, le Réseau pour un changement de logique économique (CLÉ), soutenus par le Service aux collectivités de l’UQAM.

Les discussisons ont permis de constater le consensus à l’effet que la situation actuelle en matière de gestion des finances publiques doit changer mais que les orientations à proposer devront découler de délibérations ouvertes à l’ensemble de la population et aux organisations qui les regroupent et les représentent.

Le six grandes propositions présentées et débattues en ateliers ont suscité des commentaires, suggestions de modifications et de précisions, des propositions nouvelles qui visent l’élaboration d’alternatives budgétaires pour 2011 mais aussi pour l’instauration de contextes favorables à des changements en profondeur choisis démocratiquement.

Le sentiment partagé que la population québécoise est présentement dépossédée des processus démocratiques sur lesquels s’étaient fondés de nombreux espoirs alimente la volonté de provoquer un revirement pour briser la fracture entre la population et le gouvernement.   La nécessité de la solidarité collective et le rôle crucial de l’État ont été (ré)affirmés.  Le Chantier est colossal puisqu’un individualisme rampant s’est insinué partout dans notre société et que le gouvernement québécois, loin de contrebalancer cet individualisme afin de jouer le rôle attendu d’un gouvernement, agit plutôt afin de l’exacerber.  Les refus d’écouter la population dans ses demandes répétées – enquête sur l’industrie de la construction, moratoire sur les gaz de schiste, halte aux PPP, redevances sur l’exploitation des ressources, etc. – tout autant que les libéralités fiscales envers les plus riches contribuent à renforcer cette idée que le Québec est sur la pente glissante de la croissance des écarts entre les très riches et le reste de la population.   N’est-ce pas le cas ailleurs dans le monde ?

En somme, il est plus que temps de se donner les moyens d’ébranler ce gouvernement et de remettre notre fiscalité au service de la solidarité collective.  C’est le souhait exprimé pour la poursuite des travaux et des mobilisations.