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La Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation est sortie
| 28 juin 2010 | Posté par admin sous Actualités, Politiques et services publics |
La Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation(SQRI) est sortie aujourd’hui sur le site du Ministère du Développement économique de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE).
Voir les faits saillants de cette stratégie
Déjà plusieurs organismes ont réagit à cette publication :
- La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) : « Première réaction des établissements universitaires au lancement de la nouvelle Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation »
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L’Association francophone pour le savoir (ACFAS) : « La SQRI : l’Acfas, entre satisfaction et inquiétude«
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La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) : « SQRI: Pas de recul, mais peu d’avancées selon le CNCS-FEUQ«
- La Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) : SQRI 2010-2013 – l’université (encore plus) au service de l’économie
Et vous, quelles sont vos réactions ?
http://www.mdeie.gouv.qc.ca/fileadmin/contenu/publications/administratives/strategies/sqri/sqri_entete.jpg


Je suis frappée par l’absence de débat sur la conception ouvertement utilitaire et instrumentale de la recherche scientifique que promeut désormais notre gouvernement (à l’instar du gouvernement fédéral). Une science socialement pertinente, non coupée de la société qui la fait vivre, est essentielle. Mais cela n’implique pas une science assujettie au développement économique et industriel! Est-ce que cette annonce signifie que seuls les travaux de recherche qui visent une commercialisation et une augmentation de la productivité seront soutenus par l’État? Qu’en sera-t-il de la recherche fondamentale, de la recherche en sciences humaines et sociales, de la recherche collaborative ou de la recherche exploratoire? Le gouvernement les tolèrera-t-il tant que d’autres recherches, plus sérieuses et « nécessaires » produiront les rendements escomptés? Est-ce vraiment la science que veulent les citoyens québécois? Où est le souci du bien commun dans ce discours technocratique? Comment l’État peut-il en même temps tenir ce discours qui fait de la science une activité industrielle en ignorant sa dimension imaginative, aventureuse, expérimentale et, d’un autre côté, prétendre vouloir intéresser les jeunes et les citoyens en général à la science?
Cette courte vue, obséquieusement respectueuse du dogme de l’économie du savoir, est désolante. Nous, citoyens québécois, devons générer collectivement un autre discours, une autre conception de la science qui l’ancre dans notre définition du bien commun, dans nos valeurs collectives (dont la croissance économique peut ou non faire partie).