Samedi, 19 mai 2012

Mémoire au sujet de l’amiante – Projet de loi n°79 modifiant la Loi sur les mines

Le Dr Fernand Turcotte, Professeur émérite au département de médecine sociale et préventive, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec et de nombreux autres signataires déposent un mémoire afin de dénoncer le soutien accordé par le gouvernement québécois à l’exploitation, l’utilisation et la commercialisation de l’amiante chrysotile.

Le Mémoire portant sur le Projet de loi #79 modifiant la Loi sur les mines énonce les motifs d’ordre économique, environnemental et surtout les motifs reliés à la santé publique qui imposent la nécessité d’un changement de la Stratégie minière québécoise.

Le Mémoire dénonce les contradictions entre les résultats d’études réalisés par des agences du gouvernement du Québec au sujet de l’utilisation sécuritaire de l’amiante chrysotile et les politiques gouvernementales.  Les experts en santé publique au Québec, au Canada et à l’OMS demandent que cessent l’exploitation et l’exportation de cette substance.  Des objectifs de rentabilité économique à court terme et l’intérêt financier de l’industrie ne peuvent plus continuer à prédominer lorsque la santé de milliers, voire de millions de personnes est en jeu.

D’autres raisons militent en faveur d’une modification de la stratégie québécoise à l’égard de l’amiante. Cette substance est reconnue comme une « bombe à retardement » qui rend inéluctable son élimination comme c’est le cas présentement au Québec et au Canada où, aux frais des contribuables, on retire l’amiante des bâtiments.

En outre, les dénonciations et poursuites au niveau international  non seulement exposent l’industrie de l’amiante québécoise à des amandes considérables mais aussi elles ternissent la réputation du Québec à l’étranger.

En somme les signataires recommandent « que le projet de loi 79 exige que le Québec cesse d’exploiter, d’utiliser et d’exporter l’amiante chrysotile.

 

Des points de vue économique, de la protection de la santé publique et de la réputation internationale du Québec, l’industrie de l’amiante n’est plus défendable.

 

C’est le moment pour la Commission parlementaire révisant le projet de loi 79 de respecter le devoir que l’honneur et l’éthique imposent au Québec comme à toute société civilisée de protéger la santé publique et  qu’en conséquence la commission recommande que le Québec cesse d’exploiter, d’utiliser et d’exporter l’amiante chrysotile. »


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