Tractations dans les coulisses
Jusqu’à la dernière minute dans le cadre de la Conférence de Rotterdam à Genève, les efforts continuent pour persuader le Canada à ne pas continuer à faire obstacle à l’inscription de l’amiante comme matière dangereuse. Vendredi est la journée ultime pour faire entendre raison aux représentants du Canada et les amener à ne pas bloquer cette nouvelle inscription qui donnerait aux pays du Sud un levier pour exiger le respect de leurs droits de protéger la santé de leurs citoyens.
Le Canada s’est opposé à l’inscription de l’amiante chrysotile lors d’une réunion du groupe spécial créé par le président de la Conférence pour essayer à résoudre la crise et obtenir un consensus.
Toutefois, lors de la plénière cinq pays se sont opposés à l’inscription de l’amiante chrysotile: Ukraine, Kazakhstan, Kyrgyzstan, Inde et Vietnam. L’Inde s’est ensuite ravisé et a changé sa position qu’il a exprimée en appui à l’inscription de l’amiante chrysotile. Cette intervantion a suscité une grande ovation.
Quand le groupe spécial s’est réuni, Ukraine a changé de position et a exprimé son appui pour l’inscription de l’amiante chrysotile. Ukraine typiquement représente la position d’Ukraine, Kaz. et Kyrg. quant à l’amiante. Àprès le changement de position de l’Ukraine, le Canada a exprimé son opposition, ainsi détruisant le consensus. Le Vietnam n’exporte pas l’amiante et c’est quasi certain que le Vietnam ne prendrait pas le monde entier en otage en continuant tout seul à refuser consensus.
Il y a 143 pays qui ont ratifié la Convention de Rotterdam et qui sont présents. Le Canada refusant toujours le consensus.
Voici a déclaration de David Sproulu, conseiller juridique et chef de la délégation canadienne : « Canada is not in a position to support the listing of chrysotile in Annex 3. Canada is unable to join the consensus. »
Kathleen Ruff
Honte au Canada – les lobbyistes de l’insustrie s’en réjouissent
À Genève, à la Conférence de la Convention de Rotterdam aujourd’hui le 22 juin 2011, le Canada s’est opposé à l’inscription de l’amiante chrysotile comme substance dangereuse. L’opposition du Canada a causé une énorme consternation.
En ce moment, le Canada tout seul détruit les attentes de voir l’amiante chrysotile inscrite à l’annexe de la Convention de Rotterdam.
Les lobbyistes de l’industrie de l’amiante (dont la Russie, l’Ukraine, le Kyrgyzstan) sont présents à la Conférence. Les lobbyistes en provenance du Québec sont M. Guy Versailles, agent de relations publiques pour le consortium Chadha des investisseurs, est là et M. Serge Boislard, président du Mouvement Pro-Chrysotile. M. Clément Godbout, inscrit comme observateur officiel, n’est pas présent.
Tous ces lobbyistes se sont beaucoup réjouis et « riaient ensemble » quand le Canada a tué la possibilité d’inscrire l’amiante chrysotile à la liste de la Convention.
Kathleen Ruff, coordonnatrice, ROCA (Rotterdam Convention Alliance)
Lire :
Canada opposes labelling asbestos as hazardous, par Sarah Schmidt, National Post, 22 juin 2011.
Canada blocks international effort to label asbestos hazardous, Ottawa – The Associated Press, publié dans The Globe & Mail, 22 juin 2011.
Canada blocks asbestos from hazardous chemicals list at UN summit, Steve Rennie, The Canadian Press, Toronto Star, 22 juin 2011.
Le Canada, seul à nier la dangerosité de l’amiante, confirme l’ONU, Radio-Canada, 22 juin 2011.
Le Canada refuse d’inclure l’amiante sur la liste des substances dangereuses, Steve Rennie, La Presse canadienne, Cyberpresse, 22 juin 2011.
Le Canada refuse de mettre l’amiante au ban – Le Kazakhstan et l’Ukraine souhaitent aussi bloquer l’ajout du minerai sur la liste des substances dangereuses de la Convention de Rotterdam, Le Devoir, 23 juin 2011.
Lire aussi les résumés de rencontres :
Fifth Meeting of the Conference of the Parties to the Rotterdam Convention on the Prior Informed Consent Procedure for Certain Hazardous Chemicals and Pesticides in International Trade (PIC COP5)
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