Samedi, 19 mai 2012

Tag » bien commun

Le MandaLab : Laboratoires citoyens

Invitation dans le cadre des 5 à 7 du Colab

Le 17 novembre 2010 à 17 heures

au

Pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM

(405 Sainte-Catherine est, local 1090)

***

Une invitation à ne pas manquer

Les conférenciers Monique Chartrand, directrice générale de Communautique et Patrick Dubé, chercheur associé au Projet EthnOvation et consultant pour le développoment du MandaLab discuteront de la notion d’innovation ouverte et présenteront les chantiers d’expérimentation dans lesquels ils sont engagés.

Ils nous feront aussi part de leur  expérience à l’événement Constructing a Commons-based Policy Platform, tenu à Berlin, et au Drumbeat Mozilla à Barcelone.


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L’internet comme bien commun

Un manifeste pour une stratégie numérique québécoise circule depuis près de deux semaines sur le web et, relayé par les médias sociaux, commence à recueillir des appuis populaires. Nous devons accueillir avec plaisir et enthousiasme cette initiative de Communautique qui dit se faire le porte parole d’une démarche amorcée il y a déjà deux ans par plusieurs acteurs de différents milieux.

Après avoir rappelé un temps pas si lointain (1998) où le Canada était dans le peloton au niveau mondial et le Québec lançait une stratégie numérique dans laquelle il se projetait déjà comme « leader mondial » en matière de nouvelles technologies de l’information (TIC), les auteurs du Manifeste font le constat d’une véritable « fracture numérique » canadienne au plan international et québécoise au sein du Canada. Le Canada maintenant au 27ème rang sur 30 pays de l’OCDE vient après des pays comme le Portugal ou la Bulgarie en termes d’installation de la haute vitesse considérée aujourd’hui comme un service essentiel.

L’immobilisme des deux paliers de gouvernement face à cette régression est d’autant plus inexplicable , selon les auteurs , que les analyses de tous les experts et les recommandations de toutes les institutions internationales (OCDE, UIT, Conseil de l’Europe, etc.) montrent la place centrale des TIC tant dans le champ économique et culturel que dans le fonctionnement démocratique en insistant sur l’urgence de mettre en place des stratégies numériques nationales .

Dans la perspective du rapport Sciences et démocratie deux points nous semblent intéressants à noter:

  • Considérer l’internet comme un « bien commun » comme le demandent les auteurs implique d’une part une prise en charge par les usagers eux mêmes et leur participation active dans l’élaboration de la stratégie et, d’autre part, une responsabilisation du gouvernement pour encadrer et mettre en oeuvre le processus..
  • Parmi les questions auxquelles le plan numérique devrait répondre en priorité figure « L’accès ouvert et le partage des données et savoirs scientifiques »

En problématisant l’internet et son usage selon le paradigme des biens communs et de l’accès ouvert ce manifeste se rapproche d’un mouvement grandissant au plan international des ‘biens communs » qui rassemble autant les scientifiques que les usagers autour des questions des ressources naturelles mais aussi des semences, des médicaments , du partage de données et de la propriété intellectuelle. Plus près de nous cet appel nous renvoit  à  la dynamique populaire autour des gaz de schiste même si les deux questions peuvent sembler à priori très éloignées l’une de l’autre.

Car finalement, on parle de la même chose :une communauté de personnes (ici au niveau de la nation) qui s’ unit pour prendre soin d’une ressource collective et qui s’auto-organise sur un mode participatif et démocratique pour la mettre au service de l’intérêt général.


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Brevetabilité des gènes

Un article de Yaroslav Pigenet Brevetabilité des gènes : les Etats-Unis réouvrent le dossier traite d’un important procès aux Etats-Unis concernant la brevetabilité de la vie.  « La future décision de la cour, qui a entendu les arguments des « pros » et des « antis » brevets le mardi 2 février, pourrait à terme déboucher sur l’invalidation de milliers de brevets américains déjà déposés sur des séquences ADN « naturelles »…

D’abord publié sur le site du Manifeste pour la récupération des biens communs, cet article est repris par Rinoceros, la bibliothèque nationale pour un monde responsable et solidaire attire l’attention sur l’enjeu des gènes comme bien commun.