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Environnement : le Canada critiqué sur tous les fronts
Au plan environnemental, le gouvernement Harper fait mauvaise figure tant à l’échelle nationale qu’internationale.
Tout juste après les frasques du gouvernement canadien à Durban et l’annonce du retrait du Canada de l’accord de Kyoto, c’est le Commissaire fédéral à l’environnement qui rappelle le gouvernement à l’ordre.
« Plusieurs lois fédérales en matière de protection de l’environnement sont mal, peu ou pas appliquées au Canada, révélait hier le commissaire fédéral à l’environnement dans son rapport annuel.
Le commissaire Scott Vaughan s’y dit en effet «préoccupé» de constater que Transports Canada, l’Office national de l’énergie et Environnement Canada affichent encore aujourd’hui des pratiques en deçà des exigences des lois fédérales.
…. »
extrait de Commissaire fédéral à l’environnement – Des lois peu ou pas appliquées, critique le commissaire Vaughan, par Louis-Gilles Francoeur, Le Devoir, 14 décembre 2011.
Les rapports du Commissaire à l’environnement et au développement durable sont disponibles sur le site du Bureau du vérificateur général du Canada.
Lire aussi :
Kyoto et le Canada – Une position qui nous coûte cher, letter ouverte par Hugo Séguin – Conseiller principal pour Équiterre publiée dans Le Devoir, 15 décembre 2011.
Kyoto: le Canada doit respecter ses obligations, dit l’ONU, Agence France-Presse, Cyberpresse, le 13 décembre 2011.
United Nations Framework Convention on Climate Change.
Les coupures à Environnement Canada illustrent un manque de vision, communiqué NPD, 4 août 2011.
Gaz de schiste et enjeux économiques
L’exploitation des gaz de schiste : Quelques enjeux économiques, par Harvey L. Mead
« Dans une rare contribution d’un journaliste du secteur économique aux débats sur la proposition d’exploiter les gaz de schiste, la chronique de Gérard Bérubé dans Le Devoir du 14 octobre 20102 montre quelques éléments de la problématique. Nous ne reviendrons pas sur l’absence d’informations permettant de croire que le gouvernement fonce sans préparation dans cette nouvelle filière énergétique, ni sur les allégations qui suggèrent qu’il pourrait y avoir des explications de politique partisane pour la démarche. L’analyse de ces types de processus décisionnels n’offre rien de neuf. »
…
Mead termine ainsi son texte en ce qui concerne la perspective du gouvernement :
« Et le gouvernement dans tout cela
Dans sa promotion de la filière des gaz de schiste, le gouvernement ne donne aucune indication qu’il a examiné ses implications pour son Plan d’action sur les changements climatiques 2006- 2012, en dépit de références constantes et insistantes sur l’importance du rôle exemplaire de l’État dans ce dossier. Il y agit suivant la conception « obsolète » – pour prendre le terme de Homer-Dixon – ancrée dans une situation énergétique du siècle dernier. Pour le répéter : les impacts environnementaux, sur les cours d’eau et dans les nappes phréatiques, sur les milieux en surface, voire les impacts sociaux sur les populations, doivent aujourd’hui être évalués dans le contexte de perturbations mondiales des composantes écosystémiques de la planète. Devant l’illusion d’une croissance (non) économique offerte par la possibilité du développement de cette nouvelle filière, le gouvernement trouve le moyen de mettre de coté un plan d’action ancré dans une conception au moins minimale des défis du 21e siècle. Il fallait s’y attendre. »
Étude de l´IRIS : Gaz de schiste : une filière écologique et profitable pour le Québec ?
« En 2010, le gouvernement québécois et l’indus- trie gazière se sont lancés dans le développement du gaz de schiste – une forme de gaz naturel – en vantant les mérites de cette filière énergétique. La présente note démontre que ce choix énergétique n’est pas justifiable dans une perspective de lutte aux changements climatiques ni d’indépendance énergétique. De plus, elle révèle que cette filière comporte d’importants risques pour la santé publique en cas de contamination des eaux par des rejets industriels. Enfin, cette note fait valoir que l’État québécois perdra dans ce projet énergé- tique bien plus d’argent qu’il n’en gagnera, entre autres dû à l’ampleur des dépenses fiscales et d’in- frastructures publiques allouées à l’industrie. »
Lire l’article sur le site de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)
Cet article est aussi disponible sur le site Économie autrement
Invitation à s’informer sur les gaz de schiste
Rencontre organisée par ATTAC-Québec le 25 janvier 2011 à 17 heures
au Bar populaire, 6584 boul. Saint-Laurent (près St-Zotique)
Date: 14 janvier 2011
Categories: Actualités, Annonces, Énergie et ressources naturelles, Gaz de schiste, Santé environnementale
Mémoire au sujet de l’amiante – Projet de loi n°79 modifiant la Loi sur les mines
Le Dr Fernand Turcotte, Professeur émérite au département de médecine sociale et préventive, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec et de nombreux autres signataires déposent un mémoire afin de dénoncer le soutien accordé par le gouvernement québécois à l’exploitation, l’utilisation et la commercialisation de l’amiante chrysotile.
Le Mémoire portant sur le Projet de loi #79 modifiant la Loi sur les mines énonce les motifs d’ordre économique, environnemental et surtout les motifs reliés à la santé publique qui imposent la nécessité d’un changement de la Stratégie minière québécoise.
Le Mémoire dénonce les contradictions entre les résultats d’études réalisés par des agences du gouvernement du Québec au sujet de l’utilisation sécuritaire de l’amiante chrysotile et les politiques gouvernementales. Les experts en santé publique au Québec, au Canada et à l’OMS demandent que cessent l’exploitation et l’exportation de cette substance. Des objectifs de rentabilité économique à court terme et l’intérêt financier de l’industrie ne peuvent plus continuer à prédominer lorsque la santé de milliers, voire de millions de personnes est en jeu.
D’autres raisons militent en faveur d’une modification de la stratégie québécoise à l’égard de l’amiante. Cette substance est reconnue comme une « bombe à retardement » qui rend inéluctable son élimination comme c’est le cas présentement au Québec et au Canada où, aux frais des contribuables, on retire l’amiante des bâtiments.
En outre, les dénonciations et poursuites au niveau international non seulement exposent l’industrie de l’amiante québécoise à des amandes considérables mais aussi elles ternissent la réputation du Québec à l’étranger.
En somme les signataires recommandent « que le projet de loi 79 exige que le Québec cesse d’exploiter, d’utiliser et d’exporter l’amiante chrysotile.
Des points de vue économique, de la protection de la santé publique et de la réputation internationale du Québec, l’industrie de l’amiante n’est plus défendable.
C’est le moment pour la Commission parlementaire révisant le projet de loi 79 de respecter le devoir que l’honneur et l’éthique imposent au Québec comme à toute société civilisée de protéger la santé publique et qu’en conséquence la commission recommande que le Québec cesse d’exploiter, d’utiliser et d’exporter l’amiante chrysotile. »
Date: 5 mai 2010
Categories: Actualités, Amiante, Énergie et ressources naturelles, Opinions, Santé environnementale
La leçon du Tapajos
SCIENCES ET DÉMOCRATIE: LA LEÇON DU TAPAJOS from Alain Ambrosi on Vimeo.
Annie est une jeune chercheuse en sciences de l’environnement à l’Université du Québec à Montréal.
Nous la suivons de Montréal jusqu’à son terrain de recherche en Amazonie brésilienne, en passant par le Forum Social Mondial qui s’est tenu à Belém au début de l’année 2009.
Durée: 19 minutes 40 secondes




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