Samedi, 19 mai 2012

Tag » innovation

Le point sur les projets technologiques à l’étranger: Les communautés locales y trouvent-elles leur compte?

L’Université autrement dans les cafés vous invite

Mercredi 27 octobre • 19h à 21h
Invités: Alexandre Bouchard, Luke Brown
Modérateur: Mario Ciaramicoli
Lieu: Arts Café
201, Fairmount Ouest (@ De l’Esplanade)
Autobus #80 / #55

Quel est le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation dans le développement international? Et dans quels cas les projets technologiques constituent-ils des solutions appropriées? Si les progrès techniques peuvent aider les pays en développement à améliorer la qualité de vie, on peut se demander ce qu’il faut faire pour assurer la réussite de telles entreprises. Ou encore comment projeteurs et réalisateurs collaborent avec les collectivités pour élaborer et mettre en œuvre ces projets technologiques.

Autant de questions dont nous discuterons avec nos invités d’Ingénieurs sans frontières Canada, qui nous entretiendront du recours aux professionnels externes pour la mise en place de solutions dans les pays en développement. Ils s’interrogeront également sur les facteurs culturels et économiques à considérer pour faire de ces projets une réussite. En effet, comme le fossé du savoir et de l’information se rétrécit entre pays en développement et pays industrialisés, l’aide extérieure sera-t-elle toujours nécessaire? Si oui, sous quelle forme?

Invités :

Alexandre Bouchard est ingénieur en mécanique du bâtiment. Il a eu l’occasion d’explorer sa passion pour le développement international en faisant du bénévolat au Mali et au Burkina Faso avec Ingénieurs sans frontières Canada. Il a ainsi travaillé à la création d’une branche de commerce équitable pour le fonio, une céréale traditionnellement cultivée en Afrique occidentale. Il se voue actuellement à Montréal à sa deuxième passion : la conception de bâtiments écologiques.

Luke Brown a étudié le génie biochimique à l’Université de Western Ontario. Il a ensuite été bénévole pendant deux ans et demi au Ghana et au Malawi avec Ingénieurs sans frontières Canada. Il a alors travaillé avec des organismes partenaires à la conception et à la mise en œuvre de programmes de formation communautaires en gestion de l’assainissement et en gestion des eaux ainsi qu’à la promotion de la santé et de l’hygiène. Il a également aidé ces organismes à restructurer et à améliorer leurs systèmes de contrôle et d’évaluation pour les projets hydrauliques et ceux d’assainissement à grande échelle en milieu rural. Il étudie actuellement le droit à l’Université McGill.

Modérateur :

Mario Ciaramicoli est ingénieur en systèmes spatiaux et se passionne aussi bien pour les défis rencontrés sur terre que pour ceux de l’espace. Soucieux d’en apprendre davantage sur le développement international, il s’implique au sein d’Ingénieurs sans frontières Canada et anime aussi un groupe international de jeunes qui s’intéressent aux technologies de l’espace et à la gestion des catastrophes.

Pour en savoir plus sur les activités de l’Université autrement


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La Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation est sortie

bandeau SQRILa  Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation(SQRI) est sortie aujourd’hui sur le site du Ministère du Développement économique de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE).

Voir les faits saillants de cette stratégie

Déjà plusieurs organismes ont réagit à cette publication :

Et vous, quelles sont vos réactions ?

http://www.mdeie.gouv.qc.ca/fileadmin/contenu/publications/administratives/strategies/sqri/sqri_entete.jpg


La science indépendante et rigoureuse est menacée

Sous le titre Comment « assassiner » un scientifique? Ou… comment sortir de la nouvelle « grande noirceur »? Éric Darier, Directeur de Greenpeace au Québec, propose son analyse du contexte inquiétant dans lequel les scientifiques sont présentement forcés de travailler. Ce contexte menace le fonctionnement qui garantit la qualité et la légitimité de la recherche scientifique.  Faire de la science exige le respect de règles qu’Éric Darier exprime ainsi : « Les scientifiques doivent suivre rigoureusement des processus scientifiques, dont la transparence des données, et des méthodes utilisées, ce qui permet à d’autres scientifiques indépendants d’examiner les résultats et les conclusions.

Or, ces règles devenues presqu’impossibles à appliquer sans interférences dues aux modes de financement de la recherche se traduisent entre autres par des formes de censure qui ne sont pas sans conséquences pour l’avenir de la recherche et des sociétés.  « Bref, les scientifiques, et la science en général, ont de moins en moins d’indépendance scientifique. »

D’urgence, il faut trouver des solutions.  L’auteur fournit « deux grandes solutions pour rétablir l’indépendance de la science :

  • Le financement à 100 % de conseils des sciences et la création de centres scientifiques citoyens indépendants. Dans le premier cas, c’est ce qu’il existait avant les partenariats publics privés. Parfois, les scientifiques avaient (comme notamment en France) un statut de fonctionnaires, ce qui leur permettait une certaine indépendance vis-à-vis d’intérêts économiques et même parfois une protection vis-à-vis des gouvernements!
  • La deuxième option vise à reconnaître que la science n’est pas « pure » et ni exempte de rapports de pouvoir qui existent dans la société et que le meilleur moyen de protéger la science et les scientifiques est la création de centres publics et indépendants de contre-expertises qui puissent faire contrepoids à la science corporative dominante. »

Le texte d’Éric Darier permet de saisir les enjeux et les exigences incontournables pour garantir le développement d’innovations technoscientifiques respectueuses de la science elle-même et de la société.  Il constitue une contribution au débat sur le financement et l’organisation de la recherche technoscientifique.