Samedi, 19 mai 2012

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Risques de séisme et politique énergétique québécoise

La crise nucléaire au Japon pousse l’ensemble des pays de la planète à revoir leur stratégie énergétique.  Le Québec ne peut échapper à ce mouvement qui impose entre autres de reconnaître nos immenses potentiels au regard des énergies renouvelables et d’évaluer les conséquences et risques de nos choix actuels et futurs.

Le Mouvement Sortons le Québec du nucléaire profite de l’occasion pour relancer l’idée que la seule avenue raisonnable pour le Québec est de se départir de sa seule centrale nucléaire Gentilly-2, qui d’ailleurs contribue à un faible pourcentage des énergies utilisées sur le territoire québécois, tout en augmentant sensiblement les risques en cas de séisme.

Il est temps, même urgent, de demander un débat public pour mettre à jour la politique québécoise en matière énergétique.

Pour s’informer sur la question du nucléaire et des dangers qui pourraient menacer notre sécurité dans le contexte de séismes, lire les articles suivants :

Communiqué : Une coalition sans précédent demande la fermeture de Gentilly 2, 21 mars 2011

Fermer Gentilly-2, Maisonneuve en direct, Radio-Canada, 21 mars 2011

Nucléaire: le courage lucide de madame Marois, Éric Darier, Geenpeace, 22 mars 2011

Montréal n’est pas à l’abri d’un important séisme, André Noël, La Presse, 17 mars 2011.

« Un tremblement de terre aussi fort que celui qui a frappé Haïti pourrait survenir d’ici 50 ans dans les vallées du Saint-Laurent ou de l’Outaouais, affirme un groupe de recherche fondé par les compagnies d’assurances canadiennes.

Plusieurs normes de construction ne sont pas suivies, affirment des experts, André Noël, La Presse, 17 mars 2011.

« Le Code de construction du Québec et le Code national du bâtiment du Canada fixent de nombreuses normes en prévision d’un éventuel tremblement de terre d’importance. Mais, en pratique, plusieurs normes ne sont pas suivies, affirment des experts consultés par La Presse.

Petite secousse à Lachute et Hawkesbury, Anabelle Nicoud, La Presse, 16 mars 2011

« L’ouest du Québec a connu une petite secousse d’une magnitude de 4,3 sur l’échelle de Richter, selon Ressources naturelles Canada, à 13h36, cet après-midi. Cette secousse s’est particulièrement ressentie près de Hawkesbury et de Lachute et a été ressentie jusqu’à 50 km de l’épicentre.


 


Gaz de schiste et enjeux économiques

L’exploitation des gaz de schiste : Quelques enjeux économiques, par  Harvey L. Mead

« Dans une rare contribution d’un journaliste du secteur économique aux débats sur la proposition d’exploiter les gaz de schiste, la chronique de Gérard Bérubé dans Le Devoir du 14 octobre 20102 montre quelques éléments de la problématique. Nous ne reviendrons pas sur l’absence d’informations permettant de croire que le gouvernement fonce sans préparation dans cette nouvelle filière énergétique, ni sur les allégations qui suggèrent qu’il pourrait y avoir des explications de politique partisane pour la démarche. L’analyse de ces types de processus décisionnels n’offre rien de neuf. »

Mead termine ainsi son texte en ce qui concerne la perspective du gouvernement :

« Et le gouvernement dans tout cela

Dans sa promotion de la filière des gaz de schiste, le gouvernement ne donne aucune indication qu’il a examiné ses implications pour son Plan d’action sur les changements climatiques 2006- 2012, en dépit de références constantes et insistantes sur l’importance du rôle exemplaire de l’État dans ce dossier.  Il y agit suivant la conception « obsolète » – pour prendre le terme de Homer-Dixon – ancrée dans une situation énergétique du siècle dernier. Pour le répéter : les impacts environnementaux, sur les cours d’eau et dans les nappes phréatiques, sur les milieux en surface, voire les impacts sociaux sur les populations, doivent aujourd’hui être évalués dans le contexte de perturbations mondiales des composantes écosystémiques de la planète. Devant l’illusion d’une croissance (non) économique offerte par la possibilité du développement de cette nouvelle filière, le gouvernement trouve le moyen de mettre de coté un plan d’action ancré dans une conception au moins minimale des défis du 21e siècle. Il fallait s’y attendre. »


Amiante : un débat à l’Assemblée nationale ?

Le PQ veut que les députés étudient la question de l’utilisation de l’amiante, Le Soleil, le 11 mars

« Le Parti québécois souhaite que l’Assemblée nationale débatte de l’utilisation de l’amiante et des risques liés aux exportations de ce minerai vers des pays en développement.

Les députés péquistes Scott McKay et Agnès Maltais ont réclamé jeudi qu’un mandat soit confié à ce sujet à la commission de l’agriculture, des pêches, de l’énergie et des ressources naturelles. …

Lire l’article

Le PQ veut que les députés discutent de l’utilisation de l’amiante, La Presse canadienne , publié dans Le Devoir, 12 mars 2011.

 


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De la bonne recherche !

Dans un article d’Étienne Plamondon-Émond publié dans Le Devoir des 26-27 février 2011, on souligne que « la nouvelle Stratégie québécoise de la recherche fait craindre pour l’avenir des sciences sociales ».

Ce sont les propos du vice-recteur  à la recherche et à la création de l’UQAM, Yves Mauffette qui s’ajoutent à d’autres dénonciations de la politique québécoise qui favorise dans équivoque un certain type de recherche appliquée.

«Si j’étais une école de génie, j’aurais probablement un plus grand sourire, parce que les commandes seraient plus évidentes», admet Yves Mauffette, ….. »

« La fusion des trois grands fonds de recherche provinciaux, comme le propose la SQRI, n’avait rien pour rassurer. «Je n’ai pas besoin d’avoir le volet de la fusion des fonds pour m’inquiéter. J’ai juste à considérer cette orientation donnée qui n’est pas équilibrée», clame le vice-recteur. »

Par ailleurs, mentionnant l’importance de préserver la diversité de la recherche même appliquée, « Il signale que certaines innovations sociales peuvent aussi engendrer des retombés économiques. Il prend pour exemple le projet concernant un régime de retraite dans le milieu communautaire, une initiative du Centre de formation Relais-femmes appuyée par le Service aux collectivités de l’UQAM. «À enrayer la pauvreté de gens d’un certain âge qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts dans une situation de crise, je fais du développement durable pour ma société.»

La recherche fondamentale est aussi en péril.  Serait-ce le ministère québécois du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE) comprend mal la recherche et ses vrais enjeux ?

 

Sans aller aussi loin, l’article rapporte l’appel du vice-recteur Mauffette  « à une diversité des recherches, plutôt que de les restreindre à une logique entrepreneuriale sur laquelle semble vouloir s’aligner la SQRI. «Si j’ai une société ou un gouvernement qui réduit, qui oriente, qu’est-ce que je fais avec tous ces volets et structures des universités qui jouent aussi leur rôle dans la formation et dans le développement de connaissances?», conclut-il sous forme de questionnement. »

 


L’internet comme bien commun

Un manifeste pour une stratégie numérique québécoise circule depuis près de deux semaines sur le web et, relayé par les médias sociaux, commence à recueillir des appuis populaires. Nous devons accueillir avec plaisir et enthousiasme cette initiative de Communautique qui dit se faire le porte parole d’une démarche amorcée il y a déjà deux ans par plusieurs acteurs de différents milieux.

Après avoir rappelé un temps pas si lointain (1998) où le Canada était dans le peloton au niveau mondial et le Québec lançait une stratégie numérique dans laquelle il se projetait déjà comme « leader mondial » en matière de nouvelles technologies de l’information (TIC), les auteurs du Manifeste font le constat d’une véritable « fracture numérique » canadienne au plan international et québécoise au sein du Canada. Le Canada maintenant au 27ème rang sur 30 pays de l’OCDE vient après des pays comme le Portugal ou la Bulgarie en termes d’installation de la haute vitesse considérée aujourd’hui comme un service essentiel.

L’immobilisme des deux paliers de gouvernement face à cette régression est d’autant plus inexplicable , selon les auteurs , que les analyses de tous les experts et les recommandations de toutes les institutions internationales (OCDE, UIT, Conseil de l’Europe, etc.) montrent la place centrale des TIC tant dans le champ économique et culturel que dans le fonctionnement démocratique en insistant sur l’urgence de mettre en place des stratégies numériques nationales .

Dans la perspective du rapport Sciences et démocratie deux points nous semblent intéressants à noter:

  • Considérer l’internet comme un « bien commun » comme le demandent les auteurs implique d’une part une prise en charge par les usagers eux mêmes et leur participation active dans l’élaboration de la stratégie et, d’autre part, une responsabilisation du gouvernement pour encadrer et mettre en oeuvre le processus..
  • Parmi les questions auxquelles le plan numérique devrait répondre en priorité figure « L’accès ouvert et le partage des données et savoirs scientifiques »

En problématisant l’internet et son usage selon le paradigme des biens communs et de l’accès ouvert ce manifeste se rapproche d’un mouvement grandissant au plan international des ‘biens communs » qui rassemble autant les scientifiques que les usagers autour des questions des ressources naturelles mais aussi des semences, des médicaments , du partage de données et de la propriété intellectuelle. Plus près de nous cet appel nous renvoit  à  la dynamique populaire autour des gaz de schiste même si les deux questions peuvent sembler à priori très éloignées l’une de l’autre.

Car finalement, on parle de la même chose :une communauté de personnes (ici au niveau de la nation) qui s’ unit pour prendre soin d’une ressource collective et qui s’auto-organise sur un mode participatif et démocratique pour la mettre au service de l’intérêt général.


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Les politiques publiques de la recherche scientifique

Partie I

LES POLITIQUES PUBLIQUES DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE I from Alain Ambrosi on Vimeo.

Dans cette première partie Cécile Sabourin traite des politiques de financement sous condition établies par les pays de l’OCDE et de leurs conséquences dont la « censure par obligation » des chercheur(e)s
Cécile Sabourin, économiste et professeure à l’Université du Québec au Témiscamingue (UQAT), était au moment de l’entrevue présidente de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU).
Entrevue réalisée dans le cadre du premier Forum Mondial Sciences et Démocratie tenu à Bélem en janvier 2009.

Partie II

LES POLITIQUES PUBLIQUES DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE II from Alain Ambrosi on Vimeo.

Dans cette seconde partie d’entrevue Cécile Sabourin traite des modes de résistance possibles pour maintenir une recherche libre et indépendante.
Cécile Sabourin, économiste et professeure à l’Université du Québec au Témiscamingue (UQAT), était au moment de l’entrevue présidente de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU).
Entrevue réalisée dans le cadre du premier Forum Mondial Sciences et Démocratie tenu à Bélem en janvier 2009.

Pour un compte rendu complet du Forum voir le livre-film à cfeditions.com/belem2009