Samedi, 19 mai 2012

Tag » Québec

Gaz de schiste et aspects géologiques

Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste au Québec présente la première d’une série de conférences

Conférence #1 : mercredi 23 novembre, 18h à 20h30 heures

Les très graves lacunes géotechniques de l’industrie des gaz de schiste

Conférencier : Marc Durand, Doct-ing en géologie appliquée, Professeur retraité, Département des sciences de la Terre, UQAM

Animation : Luc Desnoyers, Ph.D., Professeur associé retraité, Ergonomie de la communication scientifique, Département des Sciences biologiques, UQAM 

 

L’exposé de Marc Durand traitera donc des aspects géologiques du dossier des gaz de schistes. Il y aura en première partie une introduction à la géologie de l’Utica et un exposé de la technique de la fracturation hydraulique, sous la forme d’une présentation vidéo: « Gaz de schiste 101 – L’Utica ». Suivra une présentation type du sujet principal: une analyse des très sérieuses lacunes géotechniques que les recherches de Marc Durand depuis un an ont amené à déceler dans l’exploitation proposée du shale gazéifère du Québec. Ce sera une synthèse de 1 000 heures consacrées à ce contrat d’expertise que le chercheur s’est lui-même donné, étant très motivé et convaincu de la pertinence de faire cette contribution au dossier. En conclusion de la présentation, il y aura une projection commentée d’une deuxième vidéo: « Gaz de schiste 102 – L’Expérimentation ».  Suivra une période de questions où éventuellement des sujets reliées l’ÉES pourront être abordées.

 

Cette conférence inaugura donc le Cycle de conférences du Collectif, qui compte 156 membres de diverses institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Offertes au grand public, ces conférences ont pour objectif de clarifier certains aspects cruciaux de la problématique du développement de l’industrie du gaz de schiste au Québec, à la lumière des récents développements de la recherche et des événements qui ont jalonné la dernière année. Ces conférences permettront également de mettre en place un dispositif d’échange et de discussion avec les citoyens qui participeront aux rencontres. Au bilan, nous souhaitons répondre aux questions fondamentales suivantes: Le développement de la filière du gaz de schiste est-il pertinent au Québec? Entre autres, un tel projet est-il socialement acceptable? Quelles sont les alternatives pour le Québec?

 

Avec ce cycle de conférences, nous entendons rappeler l’importance d’axer l’Évaluation environnementale stratégique (ÉES) en cours sur l’étude des fondements du projet gazier et sur la nécessité de la participation publique comme dynamique transversale  du processus d’ÉES.

 

Université du Québec à Montréal

Salle DR-200 – Pavillon Athanase-David – 1430, rue Saint-Denis
Mercredi, 23 novembre, de 18 h à 20h30

Entrée libre – Contribution volontaire

Pour information: info@collectif-scientifique-gaz-de-schiste.com


2 commentaires

Lettre ouverte au scientifique en chef du Québec

« Monsieur Rémi Quirion, vous vous apprêtez aujourd’hui à faire votre première apparition dans une tribune publique depuis votre nomination le 1er juillet 2011. Or, ce ne sont pas des chercheurs qui vous écouteront, mais les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Vous leur parlerez, entre autres, «de la création de nouveaux partenariats entre les secteurs public et privé, du lien étroit entre la performance économique et la place accordée au savoir». Votre choix d’un premier auditoire n’est pas neutre: il traduit votre adhésion à un modèle de développement de la recherche scientifique orienté vers l’économie, connu et promu sous le nom d’«économie du savoir» ou de capitalisme cognitif. »

 

Ainsi débute une lettre ouverte à l’intention du nouveau scientifique en chef du Québec, M. Rémi Quirion, publiée dans Le Devoir du 6 octobre 2011.   Cette lettre est préparée à l’initiative de Florence Piron, professeure-chercheuse à l’Université Laval et Jean Bernatchez, professeur-chercheur à l’Université du Québec à Rimouski, membres de l’Association science et bien commun et endossée par de nombreux professeures, professeurs et chercheures, chercheurs du Québec.

 

Pour information, lire:

le communiqué Fonds de recherche du Québec – RÉMI QUIRION EST NOMMÉ SCIENTIFIQUE EN CHEF DU QUÉBEC ET SERA À LA TÊTE DES FONDS DE RECHERCHE DU QUÉBEC

Le scientifique en chef défendra la recherche libre, par Pauline Gravel, Le Devoir du 7 octobre 2011.

Le scientifique en chef veut changer les mentalités, par Martin Primeau, Cyber presse, la presse affaires, 07 octobre 2011.


Laisser un commentaire

Offensive québécoise contre l’amiante

Les forces se regroupent afin de mettre en place une coalition québécoise visant à régler – une fois pour toutes – le sort de l’amiante au Québec.

Lire :

L’amiante tue – Offensive québécoise contre l’amiante, Nature Québec et Coalition Pour que le Québec ait meilleure mine, 21 juin 2011.

« Une nouvelle coalition de médecins, de syndicats et d’écologistes met en garde le gouvernement du Québec contre l’aide de 58 millions annoncée pour la réouverture de la mine d’amiante Jeffrey, à Asbestos. »

Nouvelle coalition contre l’amiante, La Presse, Charles Côté, La Presse, 22 juin 2011.

Amiante: Ottawa passe de l’obstruction au mutisme, Louise- Maude Rioux-Soucy, 22 juin 2011.


1 commentaire

Appel à ouvrir le débat sur la fiscalité minière

La Coalition Pour que le Québec ait meilleur mine ! réplique à la ministre Nathalie Normandeau avec des données éloquentes.

Dans un communiqué Réplique à Nathalie Normandeau sur les redevances minières LE QUÉBEC TOUJOURS AU BAS DE L’ÉCHELLE, émis le 18 mai, la Coalition met en cause la véracité des énoncés de la ministre et appelle à

« Ouvrir le débat

Au-delà de la question des redevances, Québec meilleure mine ! est d’accord pour ouvrir le débat à l’ensemble de la fiscalité minière et des nouveaux modèles qui pourraient être envisagés. « Redevances, congés fiscaux et subventions, prises de participation dans les entreprises, 2e/3e transformations, voilà autant de questions d’intérêt public qui méritent d’être débattues, particulièrement à l’aube d’un Plan Nord fortement axé sur les mines et dans la foulée du dépôt du nouveau projet de loi sur les mines », affirme Henri Jacob »

Lire aussi :

Le Québec se prive d’une mine d’or de redevances, Alexandre Shields, Le Devoir, 19 mai 2011.

Charest se dit prêt à débattre des redevances, Alexandre Shields, Le Devoir, 20 mai 2011.

 


Ressources naturelles et néocolonialisme

Dans la série Les Grands débats, Le Devoir du 2-3 avril présente une réflexion incluant un bref historique de la gestion des ressources naturelles au Québec.  La nationalisation de l’hydro-électrique qui a fait la fierté des Québécoises et Québécois paraît être bien solitaire lorsqu’on considère l’ensemble des décisions politiques prises depuis le 19ième siècle au chapitre de nos ressources.  Qu’il s’agisse de la forêt, des mines ou de la faune, il semble bien que les vrais propriétaires des ressources que sont les Québécoises et Québécois subissent encore un néocolonialime auquel ils peinent à se soustraire.  À quand un vraie révolution tranquille à ce chapitre ?

À lire absolument : l’article de Louis-Gilles Francoeur intitulé Un néocolonialisme à la québécoise ?  La gestion de nos richesses naturelles attend encore sa révolution tranquille dans certains secteurs.


Gaz de schiste et développement durable – Rapport accablant pour le gouvernement Charest

« C’est à l’aveuglette que le Québec s’est lancé dans le développement des gaz de schiste. Le commissaire au développement durable, Jean Cinq-Mars fait un bilan très critique du cheminement de ce dossier controversé depuis un an, dans un rapport qui vient d’être déposé à l’Assemblée nationale. »

Voilà comment débute l’article Gaz de schiste: un rapport accablant du commissaire au développement durable de Denis Lessard (La Presse) publié dans Cyberpresse du 30 mars 2011

* * *

« … , le commissaire déplore une quasi absence de contrôle gouvernemental aux étapes critiques des travaux de forage effectués par l’industrie sur le terrain. Très peu d’inspections de ces travaux ont été faites et le ministère ne fait même pas appliquer sa propre réglementation, note-t-il. »

Ainsi s’exprime l’auteur de l’article du journal Le Devoir, Gaz de schiste: rapport accablant du commissaire au développement durable, La Presse canadienne, 30 mars 2011.

* * *

« Le gouvernement aurait contourné ses propres lois pour permettre le développement rapide de l’industrie du gaz de schiste.

Nous avons adopté, au Québec, des lois très modernes - la Loi sur l’administration publique, la Loi sur le développement durable – et je fais des constats sur des principes de développement durable qui ont été peu pris en considération dans différents projets au Québec, [...] notamment au niveau de l’application de la Loi sur la qualité de l’environnement au gaz de schiste et au développement régional.

— Jean Cinq-Mars »

Lire l’article : Québec de nouveau critiqué pour sa gestion du gaz de schiste, Radio Canada, mercredi 30 mars 201.

Lire aussi :

Gaz de schiste : un rapport dévastateur, par Taïeb Moalla
Agemce QMI, 30 mars 2011


Appel à bannir la production et l’exportation de l’amiante

Dans la lettre reproduite ci-dessous, laquelle vient d’être publiée par la Revue canadienne de santé publique, le Dr Morris Greenberg affirme que le Canada devrait procéder à des réparations pour les maux dont le Canada et le Québec sont responsables, alors que depuis une centaine d’années et aujourd’hui encore il acceptant l’exploitation et l’exportation de l’amiante.

Le Dr Greenberg lutte depuis des décennies pour qu’on arrête la production de l’amiante qui entraîne de graves conséquences sur la santé et mène même à la mort.

Un grand pas reste à franchir, celui de convaincre le Canada de terminer sa contribution « à une épidémie qu’elle a lancée et a favorisée pendant plus de cent ans ».

« A case could be made for Canada making amends by establishing a Truth Commission serviced by a prestigious ‘panel of experts’. Its remit would be to review all the factors that allowed the continued production of asbestos for over one hundred years, in the face of accumulating evidence. Such a body could determine the lessons to be learned from the asbestos epidemic and provide guidance on how not to repeat history. »

« …à part ça, madame la Marquise, Tout va très bien, tout va très bien »

Kathleen Ruff

***

REVUE CANADIENNE DE SANTÉ PUBLIQUE 2011, Vol. 102, 1.

Re: Paradis G. Ban All Production and Export of Chrysotile Asbestos [Editor’s Page]. Can J Public Health 2010;101(5):352.

Dear Editor:

Your organization [Canadian Public Health Association, publisher of CJPH], the Canadian Cancer Society and the Canadian Medical Association are to be commended for having aligned themselves with the United Nations agencies and the European Union in their call for the elimination of the use and exportation of asbestos, and for the proper management of asbestos that has been used, including remediation. It remains for Canada to end its contribution to an epidemic that it initiated and has promoted for over a hundred years.

Many millions of dollars have been spent on Canadian institutions that regularly reported to the effect: “…à part ça, madame la Marquise, Tout va très bien, tout va très bien”. Denial was the Canadian stance as early as 19121 and it continues to this day to be the stock in trade of its public relations lobbyists. Inquiries into the adverse effects of chrysotile by the Province of Quebec in 1976 and by the Ontario Royal Commission in 1984 were effective public relations exercises in that they did not provoke an outcry or impair exports. Claims for there being honest intellectual doubt about the need to operate a worldwide ban were being made by the CMA as

late as 2001 when its Journal debated: ‘Should Canadian health care professionals call for a worldwide ban on asbestos?’ Despite the authoritative opinions of the UN and the EU, the CMA expressed the need for a panel of experts with no “significant experience or interest in asbestos research” [sic] to review the public health implications of asbestos and the efficacy and the hazards of alternative materials.

A case could be made for Canada making amends by establishing a Truth Commission serviced by a prestigious ‘panel of experts’. Its remit would be to review all the factors that allowed the continued production of asbestos for over one hundred years, in the face of accumulating evidence. Such a body could determine the lessons to be learned from the asbestos epidemic and provide guidance on how not to repeat history.

Morris Greenberg, MB, FRCP, FFOM. London, England

REFERENCE

1. Department of Labour. Labour Gazette. February 12, 1912.

Letter.


Prise de position de médecins au sujet des dangers de l’amiante

De nombreux médecins ont adressé un lettre au Docteur Charles Bernard Président-directeur général Collège des médecins du Québec afin de demander que le Collège prenne position dans ce « débat majeur et fort préoccupant ».  La lettre de même que les annexes rappellent les éléments particulièrement inquiétants reliés à l’usage de l’amiante.

Lettre en date du 6 janvier 2011

Les annexes

ANNEXE  1 : Quelques  exemples  de  la  manière  avec  laquelle  la  politique  pro-­‐amiante  du gouvernement  du Québec  met  en  danger  la  santé  de  la  population  québécoise  et  celle   des  populations  du  Tiers  Monde.

ANNEXE  2 : Documentation  des  efforts  déployés  par  les  experts  de  la  santé  qui demandent  au   ministre  de  la  Santé  et  au  gouvernement  du  Québec  de  tenir correctement  compte  des faits établis et d’arrêter de promouvoir l’utilisation de l’amiante.  Ces efforts se sont avérés vains jusqu’à maintenant.  L’obscurantisme du ministre de la Santé et de son gouvernement est assez robuste pour leur interdire même de rencontrer ces experts.

ANNEXE  3 : Quelques  exemples  du  débat  public  concernant  la  protection  de  la  santé,  la  politique irresponsable du gouvernement du Québec prônant une utilisation accrue de l’amiante et l’imminence d’une décision de financement qui pourrait prolonger d’une génération, l’exploitation de l’amiante.

***

À son tour, le Collège des médecins de famille québécois s’adresse au ministre Clément Gignac dans une lettre en date du 28 février 2011.

***


Mémoire au sujet de l’amiante – Projet de loi n°79 modifiant la Loi sur les mines

Le Dr Fernand Turcotte, Professeur émérite au département de médecine sociale et préventive, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec et de nombreux autres signataires déposent un mémoire afin de dénoncer le soutien accordé par le gouvernement québécois à l’exploitation, l’utilisation et la commercialisation de l’amiante chrysotile.

Le Mémoire portant sur le Projet de loi #79 modifiant la Loi sur les mines énonce les motifs d’ordre économique, environnemental et surtout les motifs reliés à la santé publique qui imposent la nécessité d’un changement de la Stratégie minière québécoise.

Le Mémoire dénonce les contradictions entre les résultats d’études réalisés par des agences du gouvernement du Québec au sujet de l’utilisation sécuritaire de l’amiante chrysotile et les politiques gouvernementales.  Les experts en santé publique au Québec, au Canada et à l’OMS demandent que cessent l’exploitation et l’exportation de cette substance.  Des objectifs de rentabilité économique à court terme et l’intérêt financier de l’industrie ne peuvent plus continuer à prédominer lorsque la santé de milliers, voire de millions de personnes est en jeu.

D’autres raisons militent en faveur d’une modification de la stratégie québécoise à l’égard de l’amiante. Cette substance est reconnue comme une « bombe à retardement » qui rend inéluctable son élimination comme c’est le cas présentement au Québec et au Canada où, aux frais des contribuables, on retire l’amiante des bâtiments.

En outre, les dénonciations et poursuites au niveau international  non seulement exposent l’industrie de l’amiante québécoise à des amandes considérables mais aussi elles ternissent la réputation du Québec à l’étranger.

En somme les signataires recommandent « que le projet de loi 79 exige que le Québec cesse d’exploiter, d’utiliser et d’exporter l’amiante chrysotile.

 

Des points de vue économique, de la protection de la santé publique et de la réputation internationale du Québec, l’industrie de l’amiante n’est plus défendable.

 

C’est le moment pour la Commission parlementaire révisant le projet de loi 79 de respecter le devoir que l’honneur et l’éthique imposent au Québec comme à toute société civilisée de protéger la santé publique et  qu’en conséquence la commission recommande que le Québec cesse d’exploiter, d’utiliser et d’exporter l’amiante chrysotile. »


Pour une autre lecture des finances publiques – Au service du débat public

Cinquante économistes québécois proposent une autre lecture des finances publiques.  Et oui, la « science économique »  n’est pas une science exacte!  En débit des efforts soutenus de la part des comités consultatifs du gouvernement québécois actuel, et en particulier des travaux du Comité consultatif sur l’avenir du Québec et les finances publiques, il y a place au débat sur les perspectives économiques au Québec.

Dans son article du 25 février 2010 intitulé Le débat sur les finances publiques est en proie à des «mythes », Éric Desrosiers rend compte des réflexions du Collectif économie autrement, des économistes qui affirment la nécessité d’une lecture moins étroite et biaisée de l’état des finances publiques québécoises.

La mission que s’est donné le Collectif est de « réseauter des économistes pour une pensée économique autre » que la pensée dominante qui sclérose présentement les débats sur la place publique et de « favoriser l’éducation économique et l’échange citoyen ».  Il tenait le 24 février une première rencontre publique portant sur le texte collectif Pour une autre lecture des finances publiques diffusé afin de répondre  aux trois fascicules du Comité consultatif, co-présidé par le ministre des Finances, Raymond Bachand.

Des mythes faussent le débat actuel sur les finances publiques en exagérant le soi-disant problème de la dette au Québec.  Pourtant les représentants d’organisations et les citoyennes et citoyens présents à la rencontre publique ne sont pas dupes de la stratégie adoptée par le gouvernement pour façonner l’opinion publique et la préparer à accepter la dilapidation des services publics par leur soumission aux impératifs de la concurrence et du marché.  Plus de soixante personnes étaient présentes pour venir s’informer et discuter avec des représentants du Collectif.  La soirée s’est terminée en reconnaissant qu’il revient à tous et chacun de continuer à faire circuler les documents de réflexion et à susciter les débats qui s’imposent chacun dans son milieu.  De nombreux textes d’analyse sont disponibles sur le site.