Samedi, 18 mai 2013

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Amiante – Rapport tenu secret par le gouvernement fédéral

Le Premier ministre Harper favorise l’utilisation de l’amiante au tiers monde. Il est le seul leader du monde occidental à défendre l’industrie de l’amiante. En appui à cette position, le gouvernement Harper a supprimé un rapport qui démontre de hau

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ts niveaux d’exposition aux fibres d’amiante dans des bâtiments à travers le Canada, y compris les écoles. Santé Canada a reçu le rapport, payé par les citoyens canadiens, il y a plus de deux ans mais n’a pas diffusé ces informations, selon le Globe & Mail qui vient d’en obtenir copie et

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de le rendre public.

Santé Canada s’efforce à supprimer toute information indépendante au sujet de l’amiante, en dépit du fait que les données scientifiques indépendantes rejettent la position du gouvernement Harper à l’effet que l’amiante puisse être utilisé de façon sécuritaire.

Ce rapport fait partie du projet de 2007 mené par de Santé Canada au sujet des risques de l’amiante chrysotile. L’autre partie du projet consiste en un rapport produit par un comité d’experts internationaux qui se sont réunis à Ottawa en novembre 2007. Le gouvernement a aussi caché pendant plus d’un an le rapport écrit par ce comité d’experts, jusqu’à ce que finalement la presse l’obtienne et le rende public.

Christian Paradis, le lieutenant québécois du premier ministre Harper, a été critiqué par le président du comité pour avoir fait une fausse représentation de leur rapport, en prétendant que ce rapport était favorable à la position du gouvernement, ce qui n’est pas le cas. Paradis continue à transmettre aux médias québécois de fausses informations concernant le rapport du comité d’experts. Le professeur Leslie Stayner, un des plus grands experts au monde au sujet de l’amiante du Québec et membre de ce comité, vient tout récemment de demander à M. Paradis qu’il offre une correction publique, ce que Paradis n’a pas fait.

L’amiante est un exemple de la politicisation de la science et de la trahison de la solidarité

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humaine.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

Lire :

Expert demands feds retract statement on ‘safe’ use of asbestos, Montreal Gazette, March 28, 2011

Unreleased report shows high levels of asbestos in many public buildings, Martin Mittelstaedt, Globe and Mail, 13 mai 2011.

Le ministre Christian Paradis trompe les Canadiens

Research data on asbestos exposure hidden, Ken Rubin, Toronto Star, 17 mai 2011.


Amiante : incohérence à Québec ?

Les responsables de l’industrie de l’amiante de même que les premiers ministres Charest et Harper assurent le public que l’industrie ne vend son amiante qu’à des compagnies qui suivent des règles rigoureuses « d’utilisation sécu

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ritaire ». Selon le président de LAB Chrysotile Inc., Simon Dupéré, «Quand on envoie du chrysotile, c’est fait dans les

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règles de l’art. Sinon, on n’en envoie pas.» Mais sept mois après que M. Dupéré soit averti des pratiques déplorables de son plus grand client en Indonésie, des pratiques déplorables continuent à mettre en danger les personnes qui vivent et qui travaillent près de cette usine, y compris une école.

Le ministre Gignac admet que c’est une situation « inacceptable » mais cet échec de la part de la plus grande usine amiante-ciment en Indonésie ne change en rien son désir de financer la relance de l’industrie de l’amiante au Québec.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

 

Lire :

Amiante chrysotile: Québec réitère son appui à l’industrie, Tommy Chouinard, La Presse, 14 mai 2011.

Exporter la mort, André Nadeau, L’ActionOpinion, 14 Mai 2011


 

 


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Protocole LAB Chrysotile Inc., JM Asbestos Inc./gouvernment du Canada

26 médecins disent au ministre Gignac, Votre politique amiante au Tiers Monde est un désastre cheap viagra onlinent/uploads/Gignac-lettre-30-mai-2011.pdf »>, Communiqué : le 30 mai 2011.

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Protocole d’entente (Politique d’utilisation responsable du chrysotile) signé par LAB Chrysotile Inc., JM Asbestos Inc. et le gouvernement du Canada

Il y a quatorze ans, Mine Jeffrey Inc. (qui portait à ce moment le nom JM Asbestos Inc.) et LAB Chrysotile Inc. ont signé un Protocole d’entente avec le gouvernement du Canada pour assurer que tous leurs clients outre-mer s’engagent à mettre en pratique « une politique d’utilisation responsable du chrysotile ». Cette entente est toujours en vigueur et l’industrie de l’amiante et le gouvernement du Québec affirment que 99.8% des usines d’outre-mer suivent les règles « d’utilisation sécuritaire » de l’amiante.

La documentation indépendante démontre le contraire. En dépit du taux de réussite proclamé de 99.8% et en dépit de ce Protocole d’entente pour l’utilisation sécuritaire, la plus grande usine indonésienne d’amiante-ciment ne respecte pas ces règles et utilise l’amiante québécoise de façon dangereuse et qui serait illégale au Québec même.

Le ministre Gignac dit que cette situation en Indonésie est « inacceptable ». Toutefois le ministre affirme toujours sa croyance en l’utilisation sécuritaire de l’amiante dans le tiers monde et il a accepté de garantir un soutien au consortium Chadha pour l’exportation de plus d’amiante au tiers monde.

Au Québec, les directeurs régionaux de santé publique contestent ce taux de réussite de 99.8%. Ils constatent un échec dans «l’utilisation sécuritaire » au Québec – LES DIRECTIONS RÉGIONALES DE SANTÉ PUBLIQUE CONSTATENT L’ÉCHEC DE L’UTILISATION SÉCURITAIRE DE L’AMIANTE CHRYSOTILE

Le gouvernement Charest refuse de donner suite aux demandes de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et des directeurs de santé publique de corriger la situation au Québec où les travailleurs sont soumis à des règles de protection inférieures que n’importe où ailleurs au Canada ou au monde occidental.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

Lire :

Jon Stewart se moque de l’industrie québécoise de l’amiante, Cyberpresse, 13 mai 2011.

L’animateur Jon Stewart se moque de l’industrie québécoise de l’amiante, La Presse Canadienne, 13 mai 2011.

Voici le lien pour voir l’émission du Daily Show au sujet de

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l’exportation de l’amiante par le Québec, Daily Show: Aasif Mandvi Visits Asbestos, Quebec, 13 mai 2011.

The Daily Show visits Asbestos, Que: ‘In English it means slow, hacking death’, The Canadian Press, 13 Ma1 2011.

Protocole d’entente (Politique d’utilisation responsable du chrysotile) signé par LAB Chrysotile Inc., JM Asbestos Inc. et le gouvernement du Canada

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Des médecins à la défense du régime de santé public

La stratégie de dévastation du régime de santé

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public pourrait avoir de graves conséquences selon des médecins québécois. Ce n’est pas par hasard que s’est installé un cercle vicieux qui pousse constamment et systématiquement les mieux nantis vers l

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a recherche de services dans un système privé, en plein construction. Dans une vidéo produite par Médecins Québécois pour le Régime Public (MQRP), plusieurs médecins dénoncent l’inacceptable, dont la prétendue efficacité du secteur privé dans le domaine de la santé. Ils n’hésitent pas à affirmer que la stratégie souterraine, de plus en plus visible au grand jour, fait croire à des faussetés.

Installée depuis les années ’90, la stratégie de dévalorisation du secteur public au moyen de coupures ciblées a produit un cercle vicieux contribuant à construire pour les compagnies d’assurances et les médecins les plus « cupides » les conditions d’une inégalité d’accès aux services et d’un bri de solidarité entre les Québécoises et les Québécois sans parler d’une augmentation des sommes consacrées aux soins de santé. De nombreuses études montrent que privatiser les services de santé n’est pas la solution pour contrôler les coûts dans le domaine de la santé.

Extrait du site Médecins Québécois pour le Régime Public (MQRP) pour la présentation de la vidéo à voir absolument, également disponible sur Youtube.

« Un laisser-aller progressif de nos gouvernements et un sous-financement ont ouvert grand la voie à la privatisation de notre système de santé. Pendant que l’industrie privée de la santé accumule les profits, les patients paient de plus en plus de frais pour des soins pourtant médicalement nécessaires, et l’accès aux soins devient plus difficile, de plus en plus déterminé par la capacité de payer, et non par le besoin de soins. Mobilisons nous et défendons ensemble un système de santé PUBLIC et EN SANTÉ, seul système capable d’assurer un accès équitable à des soins de qualité ! »

 

Vidéo préparée par Funambules Médias pour Médecins Québécois pour le Régime Public (MQRP)

 


L'opposition à l'amiante : toujours vive

Un grand pas en arrière, par Michel L. Tremblay, 28 avril 2011.

« C’est avec déceptio

n que j’ai appris la récente décision du gouvernement du Québec d’accorder une subvention de 58 millions de dollars pour la réouverture de la mine Jeffrey à Asbestos. Il n’y a aucun doute, de par nos connaissances scientifiques et médicales, que cette production additionnelle d’amiante mènera au développement de nombreux cas de maladies graves, telles que le mésothélium, et différents cancers, dont le cancer du poumon, ainsi qu’à des décès.

»

 

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More Albertans dying on the job as government fails to act, Communiqué du 28 avril 2011.

« Only a few days ago, Stephen Harper was campaigning on expanding asbestos exports to nations with lower

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workplace standards than Canada, while scores of his fellow citizens have died or are dying because of exposure to this hazardous substance, » Gil McGowan, président de la Fédération des travailleurs de l’Alberta.

 

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Canada must denounce asbestos, says national trades union official, Telegraph Journal, 29 avril 2011.

 

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La Fédération internationale des syndicats de travailleurs de la chimie, de l’énergie, des mines et des industries diverses (International fédération of Chemical, Energy, Mine, and général Workers’ Unions, ICEM), dont fait partie les Métallos, salue la position héroïque et historique prise par la CSN de ne plus appuyer l’industrie de l’amiante. L’ICEM constate que la clé pour obtenir un bannissement global de l’amiante se trouve au Canada.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

Lire : Québec Labour Federation CSN Takes Heroic, Historic Stand on Asbestos, 24 avril 2011.

 


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Important développement dans le monde syndical et politique

Dans une lettre très forte adressée au Premier ministre Stephen Harper, le président du

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Congrès du travail du Canada (CTC), Ken Georgetti, affirme que « l’utilisation de l’amiante n’est plus défendable » et que « le Canada doit cesser d’appuyer l’exportation de l’amiante meurtrière ».

Cette intervention représente un changement de politique important. Jusqu’à maintenant, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), qui siège au conseil d’administration du CTC, aurait, semble-t-il, empêché que la CTC prenne une position forte et publique contre l’exportation de l’amiante. Dans la grande bataille de l’amiante, le CTC restait silencieux. Ce n’est plus le cas.

Cette lettre représente la première publique de la part du CTC pour confronter le commerce de l’amiante, ce qui veut dire, confronter la politique pro-amiante de la FTQ.

La FTQ se trouve de plus en plus isolée et condamnée parce que la FTQ pratique le même « petit jeu de basse politique avec la vie des gens » que pratique M. Harper. Ce manque de solidarité cialis sale de la part de la FTQ est une trahison honteuse que l’histoire jugera sévèrement. C’est aussi le cas pour la Centrale des syndicats démocratiques.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement.

 

Lettre au Premier Ministre concernant son soutien continu à l’industrie de l’amiante, 28 avril 2011.


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La Société canadienne du cancer exhorte le gouvernement à revoir sa position

Le gouvernement du Québec donne son appui conditionnel à la réouverture d’une mine d’amiante

TORONT

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O, le 14 avril /CNW/ – La Société canadienne du cancer est profondément déçue par le fait que le ministre du Développement économique du Québec, Clément Gignac, ait annoncé hier un appui conditionnel à un projet susceptible d’entraîner la réouverture de la mine Jeffrey dans la ville d’Asbestos.

« Du point de vue de la santé publique, le gouvernement du Québec a pris la mauvaise décision, car toutes les formes d’amiante causent le cancer », souligne Paul Lapierre, vice-président des affaires publiques et de la lutte contre le cancer à la Société canadienne du cancer. « Nous exhortons le ministre Clément Gignac à revoir sa position et à retirer cet appui. »

Selon des rapports des médias, le gouvernement du Québec a donné son accord de principe à la réouverture de la mine d’amiante Jeffrey. L’offre est conditionnelle à l’obtention d’un financement de 25 M$ d’un consortium d’investisseurs d’ici le 1er juillet. Le consortium, constitué de Balcorp Ltd. et associés, attendait que le gouvernement annonce s’il allait accorder une garantie de prêt de 58 M$ pour accroître les activités de la mine Jeffrey ce qui, selon lui, est essentiel à la relance de la mine. Le ministre Clément Gignac a dit que son annonce confirmait que le gouvernement du Québec continuera de soutenir l’industrie de l’amiante chrysotile.

Parmi les autres conditions se rattachant à l’appui conditionnel du gouvernement du Québec, mentionnons la contribution de 1,5 M$ par année pendant cinq ans de Balcorp Ltd., à partir de 2015, aux fins de diversification économique dans la région, plus le financement d’inspections annuelles des clients qui achètent de l’amiante de la mine Jeffrey pour s’assurer qu’ils respectent les mêmes normes sanitaires que celles du Québec.

La Société a prié le premier ministre Jean Charest de ne pas approuver la garantie de prêt de 58 M$ pour la mine Jeffrey. À l’échelle mondiale, environ 107 000 personnes meurent chaque année de maladies liées à l’exposition professionnelle à l’amiante. D’autres organisations sanitaires ont uni leurs voix à celle de la Société – notamment les directions régionales de santé publique du Québec et l’Association médicale canadienne – afin d’exhorter le gouvernement du Québec de ne pas appuyer la mine.

« Cette décision est en contradiction directe avec la lutte mondiale contre le cancer. L’épidémie de cancers liés à l’amiante, tant au Canada que dans le reste du monde, continuera de s’étendre », prévient M. Lapierre.

Bien que la Société soit déçue par l’annonce de l’appui conditionnel, M. Lapierre affirme que l’organisation est plus déterminée que jamais à poursuivre son travail dans ce dossier. « Nous n’allons pas baisser les bras. Nous savons que la population canadienne et les citoyens d’autres pays comptent sur nous pour protéger leur santé. Nous ne les laisserons pas tomber. »

La Société canadienne du cancer fait pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il prenne davantage de mesures contre l’amiante et s’est dite préoccupée par le fait que le gouvernement continue d’appuyer l’industrie de l’amiante au Canada.

La Société canadienne du cancer croit qu’on ne doit ménager aucun effort pour éliminer l’exposition à l’amiante et les maladies associées à l’amiante. La Société exhorte le gouvernement féd��ral à adopter une stratégie globale couvrant tous les aspects de la question de l’amiante, notamment en :

  • établissant immédiatement un calendrier ferme pour l’élimination progressive de l’utilisation et de l’exportation de l’amiante;
  • mettant sur pied un système national de surveillance pour faire le suivi de l’état de santé des personnes déjà exposées à l’amiante;
  • constituant un registre public des immeubles contenant de l’amiante;
  • fournissant un soutien de transition aux collectivités visées;
  • inscrivant l’amiante chrysotile sur la liste des produits chimiques soumis à la procédure de consentement préalable en connaissance de cause de la Convention de Rotterdam.

La Société canadienne du cancer combat cette maladie en faisant tout ce qu’elle peut pour prévenir le cancer, sauver des vies et soutenir les personnes qui en sont atteintes. Joignez le combat! Rendez-vous à combatpourlavie.ca pour découvrir comment vous pouvez aider. Pour en savoir plus sur le cancer, veuillez consulter notre site Web à l’adresse www.cancer.ca ou appelez notre Service d’information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1-888-939-3333.

Renseignements: Alexa Giorgi
Spécialiste des communications bilingue
416-934-5338
 


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Le gouvernement du Québec appuie la réouverture de la Mine Jeffrey

Le ministre du Développement économique, Clément Gignac, a établi comme condition d’octroi d’un financement de 58 $ millions au consortium de commerçants d’amiante que les mêmes règlements “rigoureux” exigés au Québec s’appliquent en Inde, en Indonés

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ie, etc.

Commentaire :

Annonçant un appui en principe à l’octroi du financement, le ministre Clément Gignac établit des conditions que les pays qui recevront l’amiante de la mine Jeffrey devront remplir. Le Québec néglige toutefois 99.9% du cycle de vie de l’amiante québécois exporté dans ces pays et exclut les protections imposées au Québec pour protéger le public contre une exposition à l’amiante

Les condition imposées sont ainsi présentées : “M. Gignac a cependant précisé que ces inspections se feront dans les usines qui transforment le produit et non pour l’utilisation, le démantèlement et la mise au rebut de l’amiante chrysotile.”

C’est une violation de la Charte des droits et libertés du Québec de prétendre offrir une protection efficace et égale, tout en occultant 99.9% des dangers pour les gens les plus démunis, tout en donnant une fausse assurance que l’amiante ne causera pas de problèmes pour la santé de ces personnes. Une telle politique discriminatoire serait illégale au Québec. Mais le ministre Gignac se permet de pratiquer un double standard pour les gens d’outre-mer dont la vie est apparemment moins importante. En fait, il n’hésite pas à tromper la population en faisant passer un investissement devant la préservation de la vie.

Les enfants exposés à l’amiante québécois n’auront droit à aucune protection. Une école, un centre de santé et beaucoup de maisons sont situés juste aux abords d’une grande usine indonésienne qui utilise l’amiante de LAB Chrysotile et laisse traîner des morceaux brisés d’amiante ciment, reconnus comme très dangereux pour la santé. Cette pratique de laisser traîner des morceaux brisés d’amiante-ciment est, bien sûr, interdite au Québec, surtout dans un environnement où circulent des enfants, mais demeure courante dans les pays pauvres.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ), fière porte-parole de l’entreprise privée, se réjouit de l’offre d’accorder une « aide publique » au consortium de pour la relance de l’exploitation et exportation d’amiante. La FCCQ qualifie de “pancartistes” ceux qui s’opposent au financement de la mine Jeffrey (par exemple, l’Association médicale canadienne, la Société canadienne du cancer, l’Association pulmonaire du Canada, l’Association canadienne de santé publique, le Collège québécois des médecins de famille, etc.)

Communiqué FCCQ: Appui du gouvernement au projet de relance de la mine Jeffrey – Une garantie pour le développement d’une richesse québécoise et la diversification économique d’une région

 

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

 

Lire aussi :

Le gouvernement du Québec appuie la relance de la mine d’amiante Jeffrey, par Alexandre Robillard, La Presse Canadienne, 13 avril 2011.

Canadian asbestos will go to developing countries despite worldwide objections, par Andrew Schneider on April 14, 2011.

Mine Jeffrey à Asbestos – 58 millions de $ qui coûteront cher… en vies humaines, 14 avril 2011, Communiqué, Nature Québec, 14 avril 2011.

Mine Jeffrey – Québec est critiqué, par Louis-Gilles Francoeur , Le Devoir, 15 avril 2011.

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Mine Jeffrey – Clément Gignac défend son choix, par François Desjardins, Le Devoir, 16 avril 2011.


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La Thaïlande et l’amiante

L’industrie québécoise de l’amiante va, il semble, perdre un autre client, la Thaïlande. Depuis des décennies, le Québec exporte de l’amiante en Thaïlande et aurait dans le passé fait pression sur le gouvernement de la Thaïlande pour empêcher que les

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travailleurs soient informés des dangers découlant de l’utilisation de l’amiante chrysotile, ces dangers pouvant aller jusqu’à la mort. Plus d’information à la page 12 de Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement.

Même si on est indifférent à la question morale entourant l’exportation d’un produit pour lequel nous payons des sommes énormes afin de le retirer de nos bâtiments, investir dans l’amiante paraît insensé d’un point de vue économique. L’amiante est une industrie du passé qui, d’une manière inévitable, sera peu à peu bannie partout au monde. Quand des organisations prônant généralement le statut quo et défendant l’industrie, comme l’Organisation mondiale du commerce et la Banque mondiale, prennent position contre l’utilisation de l’amiante chrysotile, on sait que l’industrie sera condamnée à disparaître.

Kathleen Ruff

 

Lire : Health commission to seek govt ban on asbestos use, products, par Pongphon Sarnsamak, The Nation, 12 avril 2011.


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Démission réclamée !

Dans une Lettre ouverte en date du 5 avril 2011, Yv Bonnier Viger, médecin spécialiste en santé publique et en médecine préventive et médecin conseil à la Direction de santé publique de Chaudière-Appalaches demande à Mario Morand, directeur général du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) des Sources à Asbestos, de rendre sa démission à la suite de ses prises de position en faveur de l’utilisation de l’amiante.  Celles-ci «induisent la population en erreur et nuisent à sa santé et à

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son bien-être» et contribuent à «perpétuer l'exploitation d'un matériau nocif pour la santé de la population mondiale».

Kathleen Ruff, auteure, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

Lire aussi : Amiante : la démission de Mario Morand réclamée, 5 avril 2011.

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