Mardi, 21 mai 2013

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Lettre ouverte au scientifique en chef du Québec

« Monsieur Rémi Quirion, vous vous apprêtez aujourd’hui

à faire votre première apparition dans une tribune publique depuis votre nomination le 1er juillet 2011. Or, ce ne sont pas des chercheurs qui vous écouteront, mais les membres de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Vous leur parlerez, entre autres, «de la création de nouveaux partenariats entre les secteurs public et privé, du lien étroit entre la performance économique et la place accordée au savoir». Votre choix d’un premier auditoire n’est

pas neutre: il traduit votre adhésion à un modèle de développement de la recherche scientifique orienté vers l’économie, connu et promu sous le nom d’«économie du savoir» ou de capitalisme cognitif.

»

 

Ainsi débute une lettre ouverte à l’intention du nouveau scientifique en chef du Québec, M. Rémi Quirion, publiée dans Le Devoir du 6 octobre 2011.   Cette lettre est préparée à l’initiative de Florence Piron, professeure-chercheuse à l’Université Laval et Jean Bernatchez, professeur-chercheur à l’Université du Québec à Rimouski, membres de l’Association science et bien commun et endossée par de nombreux professeures, professeurs et chercheures, chercheurs du Québec.

 

Pour information, lire:

le communiqué Fonds de recherche du Québec – RÉMI QUIRION EST NOMMÉ SCIENTIFIQUE EN CHEF DU QUÉBEC ET SERA À LA TÊTE DES FONDS DE RECHERCHE DU QUÉBEC

Le scientifique en chef défendra la recherche libre, par Pauline Gravel, Le Devoir du 7 octobre 2011.

Le scientifique en chef veut changer les mentalités, par Martin Primeau, Cyber presse, la presse affaires, 07 octobre 2011.


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Science, droits humains et Harper

Très bon article au sujet des multiples attaques contre les droits humains, contre les libertés fondamentales et contre la science faites par le gouvernement Harper. On y traite aussi de l’appui à l’exploitation et à l’exportation de l’amiante par l

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e Canada.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

 

Extraits de : More voices you won’t hear in the election campaign, par Gerald Caplan, Globe and Mail, 22 avril 2011

« Sometimes the victims of our governments have no names, at least none we ever hear. Extraordinarily enough, Mr. Harper and Jean Charest are determined to revive one of Canada’s last remaining asbestos mines for export to poor countries. Even though every health expert in Canada and

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around the world agrees that asbestos kills, Mr. Harper offered his support for the industry during a campaign stop in the Quebec riding where the mine is located. After all, this could mean another seat, and nothing, but nothing, matters more to our Prime Minister. Or indeed to the Liberal candidate for the area, Rene Roy, who publicly supports the Quebec asbestos industry. The indomitable Kathleen Ruff continues to lead the crusade against asbestos mining and exports, and has won over everyone in the country—except the two governments that matter and the next MP for area. Great subject for a tourist ad: “Harper’s Canada—We only kill workers in other countries.”

The bizarre Harperite attack on knowledge and evidence-based public policy, represented at its nuttiest by its attack on the long-form census (where there’s a fiasco there’s Tony Clement), has barely received a nod in the campaign. I bet most Canadians have never heard of Gordon McBean, who was Chair of the Canadian Foundation for Climate and Atmospheric Sciences. He’s worth knowing. In the past decade or so, this group has distributed $120-million in research funds concentrating on crucial issues related to climate change. But this entire subject vies with women’s equity on Mr. Harper’s never-do list, so he simply disappeared the Foundation by letting it run out of money.

Mr. McBean is furious and hasn’t hesitated to say so. “Budget 2010 was basically the nightmare scenario for scientists across the country—our community is gutted….Without sound scientific information, how will the government evaluate the effectiveness of green technologies, or build northern infrastructure, or develop our energy industry, or assure water supply and clean air?” Good questions, no answers. As Sergeant Joe Harper says, “Anything but the facts, ma’am.” »


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Science et élections fédérales 2011

Je vote pour la science donne la parole aux partis politiques

cialis online class= »alignleft size-medium wp-image-2086″ title= »Je vote pour la Science donne la parole aux partis politiques » src= »http://fmsd-quebec.org/wp-content/uploads/ACFAS-débat-électoral-300×38.jpg » alt= »" width= »300″ height= »38″ />Montréal, le 6 avril 2011. À quand remonte la dernière fois que vous avez entendu un politicien parler de science ? À l’occasion de la campagne électorale fédérale, l’initiative Je vote pour la science, composée de cinq organismes québécois de culture scientifique, a envoyé aujourd’hui un questionnaire aux partis politiques fédéraux afin qu’ils se compromettent sur des enjeux d’intérêt public à caractère scientifique. Les questions ont été composées à partir des 250 propositions émises par les communautés et réseaux des cinq organisations participantes, et traitent de trois enjeux de juridiction fédérale : les choix énergétiques canadiens, la toxicité des produits sur le marché et l’avenir du secteur forestier.
Consultez la liste des questions

Pierre Noreau, président de l’Acfas et porte-parole de Je vote pour la science, explique le principe de l’initiative : « Les politiques publiques gagneraient à s’appuyer davantage sur les données scientifiques. Des relations plus continues et plus ouvertes entre les chercheurs et les décideurs et une plus grande présence des scientifiques dans l’espace public permettraient un débat politique plus éclairé ».

Un débat électoral sera organisé le mardi 26 avril à 18h dans la grande salle du Cœur des sciences de l’UQAM. La rencontre, animée par Yanick Villedieu, sera retransmise à l’émission Les années lumière le dimanche 1er mai à la radio de Radio-Canada.

Les réponses des partis politiques seront rendues publiques au cours de la campagne électorale. Des scientifiques commenteront les réponses données. Ils seront disponibles pour les médias, ainsi que Pierre Noreau, porte-parole de l’initiative.

À propos de Je vote pour la science

Cinq organismes sont réunis autour de la bannière Je vote pour la science, une initiative non partisane : l’Agence Science-Presse, l’Association des communicateurs scientifiques du Québec, l’Association francophone pour le savoir – Acfas, le Cœur des sciences de l’UQAM, Science pour tous.


Appuis scientifiques au bannissement de l'amiante

Le constat est clair : aucune organisation scientifique réputée n’appuie la position de l’industrie de l’amiante qui souhaite poursuivre son exploitation de la ressource au Québec.   La liste des organisations qui ont affirmé leur opposition compte tenu des risques pour la santé des personnes et pour l’environnement  est longue (voir plus bas).

Par ailleurs, seuls l’industrie de l’amiante et ses représentants, qui ont un parti pris commercial et ne possèdent pas l’expertise scientifique prétendent que les scientifiques appartenant à ces organisations réputées sont ignorants et ne savent pas de quoi ils parlent.

Kathleen Ruff, auteure, Quand le Canada exporte le mal: La Vente de l’amiante dans les pays en développement

* * *

Pour information :

Organisations scientifiques réputées qui rejettent la position du gouvernement/l’industrie de l’amiante au sujet de l'amiante chrysotilebuy viagra cheap online no prescriptiong>

L’Association médicale canadienne

La Société canadienne du cancer

L’Association pulmonaire du Canada

L'Association médicale du Québec

L’Association canadienne de santé publique

L'Association pour la santé publique du Québec

L’Association des médecins spécialistes en santé communautaire du Québec

L'Association des pneumologues de la province de Québec

The National Specialty Society for Community Medicine

L'Institut national de santé publique du Québec

L'Association québécoise pour l'hygiène, la santé et la sécurité du travail

Tous les Directeurs de santé publique de chaque région du Québec

Le Collège des médecins du Québec

Le Collège des médecins de famille du Canada

Le Collège québécois des médecins de famille

La Commission internationale de la santé au travail

L'Organisation mondiale de la santé

Organisations scientifiques réputées qui appuient la position du gouvernement/l’industrie de l’amiante  au sujet de l'amiante chrysotile

Aucune

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Commentaires fermés

Sciencepublique.ca est né !

Les scientifiques et professionnels de la fonction publique canadienne en ont assez.   Ils prennent la parole sur le Web.

Sur son site récemment mis en ligne, l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada affirme que la science publique est « au service du bien collectif » et « prône le soutien de la science publique qui touche le quotidien des Canadiens de bien des façons ».

Les ministères, organismes et laboratoires du gouvernement fédéral comptent sur le travail de plus de 23 000 scientifiques, chercheurs et agents de réglementation afin d’offrir l’expertise et les avis essentiels à la protection et à la sécurité des Canadiennes et Canadiens dans de multiples domaines, tels la santé, la qualité et la sécurité de produits de tous types (médicaments, jouets, transport, etc.) et les problèmes reliés aux changements climatiques.

Revendiquant le fait qu’ils travaillent dans « l’intérêt public à titre d’experts indépendants soucieux déprotéger la santé et le bien-être des Canadiens et de leurs communautés », les membres de l’Institut constatent que plusieurs décisions du gouvernement Harper contribuent à miner leur capacité d’exercer efficacement l’ensemble de leurs fonctions.  En instaurant des règles contraignantes, principalement pour l’accès aux scientifiques par les medias et le public, et en effectuant des « compressions budgétaires dans les domaines de la recherche et des contrôles », le gouvernement en bout de ligne réduit « la capacité du Canada de s’occuper des menaces sérieuses et de saisir les occasions éventuelles ».

« La récente décision d’abolir le questionnaire détaillé obligatoire du recensement s’ajoute à la tendance inquiétante à s’écarter des politiques fondées sur des données probantes. »  Dénoncée par de très nombreuses organisations scientifiques, politiques et communautaires, cette décision a-t-elle précipitée la décision de l’Institut professionnel de la fonction publique du Canada de développer son site d’information ?  De toute manière, ce site est incontournable pour quiconque s’intéresse à la science publique au service des personnes et des communautés.

Voir aussi l’article de Normand Thériault, La quête de la connsaissance n’est pas assurée par les armes, Le Devoir, 23-24 octobre 2010.


Le point sur les projets technologiques à l’étranger: Les communautés locales y trouvent-elles leur compte?

L’Université autrement dans les cafés vous invite

Mercredi 27 octobre • 19h à 21h
Invités: Alexandre Bouchard, Luke Brown
Modérateur: Mario Ciaramicoli
Lieu: Arts Café
201, Fairmount Ouest (@ De l’Esplanade)
Autobus #80 / #55

Quel est le rôle de la science, de la technologie et de l’innovation dans le développement international? Et dans quels cas les projets technologiques constituent-ils des solutions appropriées? Si les progrès techniques peuvent aider les pays en développement à améliorer la qualité de vie, on peut se demander ce qu’il faut faire pour assurer la réussite de telles entreprises. Ou encore comment projeteurs et réalisateurs collaborent avec les collectivités pour élaborer et mettre en œuvre ces projets technologiques.

Autant de questions dont nous discuterons avec nos invités d’Ingénieurs sans frontières Canada, qui nous entretiendront du recours aux professionnels externes pour la mise en place de solutions dans les pays en développement. Ils s’interrogeront également sur les facteurs culturels et économiques à considérer pour faire de ces projets une réussite. En effet, comme le fossé du savoir et de l’information se rétrécit entre pays en développement et pays industrialisés, l’aide extérieure sera-t-elle toujours nécessaire? Si oui, sous quelle forme?

Invités :

Alexandre Bouchard est ingénieur en mécanique du bâtiment. Il a eu l’occasion d’explorer sa passion pour le développement international en faisant du bénévolat au Mali et au Burkina Faso avec Ingénieurs sans frontières Canada. Il a ainsi travaillé à la création d’une branche de commerce équitable pour le fonio, une céréale traditionnellement cultivée en Afrique occidentale. Il se voue actuellement à Montréal à sa deuxième passion : la conception de bâtiments écologiques.

Luke Brown a étudié le génie biochimique à l’Université de Western Ontario. Il a ensuite été bénévole pendant deux ans et demi au Ghana et au Malawi avec Ingénieurs sans frontières Canada. Il a alors travaillé avec des organismes partenaires à la conception et à la mise en œuvre de programmes de formation communautaires en gestion de l’assainissement et en gestion des eaux ainsi qu’à la promotion de la santé et de l’hygiène. Il a également aidé ces organismes à restructurer et à améliorer leurs systèmes de contrôle et d’évaluation pour les projets hydrauliques et ceux d’assainissement à grande échelle en milieu rural. Il étudie actuellement le droit à l’Université McGill.

Modérateur :

Mario Ciaramicoli est ingénieur en systèmes spatiaux et se passionne aussi bien pour les défis rencontrés sur terre que pour ceux de l’espace. Soucieux d’en apprendre davantage sur le développement international, il s’implique au sein d’Ingénieurs sans frontières Canada et anime aussi un groupe international de jeunes qui s’intéressent aux technologies de l’espace et à la gestion des catastrophes.

Pour en savoir plus sur les activités de l’Université autrement


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La science indépendante et rigoureuse est menacée

Sous le titre Comment « assassiner » un scientifique? Ou… comment sortir de la nouvelle « grande noirceur »? Éric Darier, Directeur de Greenpeace au Québec, propose son analyse du contexte inquiétant dans lequel les scientifiques sont présentement forcés de travailler. Ce contexte menace le fonctionnement qui garantit la qualité et la légitimité de la recherche scientifique.  Faire de la science exige le respect de règles qu’Éric Darier exprime ainsi : « Les scientifiques doivent suivre rigoureusement des processus scientifiques, dont la transparence des données, et des méthodes utilisées, ce qui permet à d’autres scientifiques indépendants d’examiner les résultats et les conclusions.

Or, ces règles devenues presqu’impossibles à appliquer sans interférences dues aux modes de financement de la recherche se traduisent entre autres par des formes de censure qui ne sont pas sans conséquences pour l’avenir de la recherche et des sociétés.  « Bref, les scientifiques, et la science en général, ont de moins en moins d’indépendance scientifique. »

D’urgence, il faut trouver des solutions.  L’auteur fournit « deux grandes solutions pour rétablir l’indépendance de la science :

  • Le financement à 100 % de conseils des sciences et la création de centres scientifiques citoyens indépendants. Dans le premier cas, c’est ce qu’il existait avant les partenariats publics privés. Parfois, les scientifiques avaient (comme notamment en France) un statut de fonctionnaires, ce qui leur permettait une certaine indépendance vis-à-vis d’intérêts économiques et même parfois une protection vis-à-vis des gouvernements!
  • La deuxième option vise à reconnaître que la science n’est pas « pure » et ni exempte de rapports de pouvoir qui existent dans la société et que le meilleur moyen de protéger la science et les scientifiques est la création de centres publics et indépendants de contre-expertises qui puissent faire contrepoids à la science corporative dominante. »

Le texte d’Éric Darier permet de saisir les enjeux et les exigences incontournables pour garantir le développement d’innovations technoscientifiques respectueuses de la science elle-même et de la société.  Il constitue une contribution au débat sur le financement et l’organisation de la recherche technoscientifique.